Tiens tiens…Israël n’a toujours pas quitté l’Unesco

Alors qu’Israël avait annoncé, par la voix de Binyamin Netanyahou, son départ de l’Unesco, – s’inscrivant dans la même ligne que son allié historique les États-Unis -, force est de constater que sa délégation n’a pas quitté les bancs de l’institution controversée.

C’est le directeur de la communication de l’Unesco, Vincent Defourney, qui confirme que la lettre de retrait des États-Unis a bien été réceptionnée contrairement à celle des israéliens. « Israël est toujours un État membre. Il ne s’est jamais retiré de l’Unesco. »

Benjamin Netanyahou a pourtant déclaré le mois dernier qu’il avait demandé à son ministère des Affaires étrangères de se retirer de l’organisation faisant suite au départ de l’administration Trump qui évoquait comme raison principale le « parti pris anti-israélien » de l’Unesco. L’organisation onusienne peut, en effet, se vanter d’avoir voté plusieurs résolutions et décisions désignant Israël comme occupant agressif, classant ainsi plusieurs sites juifs, également emblématiques pour les musulmans et les chrétiens, comme sites palestiniens référés presque exclusivement sous leurs noms islamiques.

Entre temps, Audrey Azoulay, est entrée en fonction

En 2011, les deux alliés avaient déjà suspendu leurs contributions financières à l’organisation alors que la Palestine venait d’être intégrée en tant qu’État membre. Le chargé d’affaires américain, Chris Hegadorn, avait alors déclaré lors de sa dernière conférence générale « cet acte était prématuré, politisé et distrait les efforts pour promouvoir la paix au Moyen-Orient en cherchant à prioriser les questions qui devraient être tranchées par des négociations entre les parties ». Depuis 2011, les États-Unis ont accumulé 550 millions de dollars d’arriérés, ce qui constitue l’autre raison pour laquelle ils ont décidé de quitter l’Unesco.

Dans le contexte d’annonce du retrait israélien, la Directrice générale sortante, Irina Bokova, a préparé un projet de déclaration qui exprime son regret quant à la décision d’Israël. Une déclaration qui n’a pas été officialisée face au silence de l’État hébreu alors que la nouvelle Directrice générale, Audrey Azoulay, vient d’entrer en fonction.

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j'ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l'Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

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