La musique folklorique israélienne se retrouve sur les jeux vidéos japonais

Des hits de l’Eurovision à la chanteuse Noa et Ofra Haza, en passant par Mike Brandt, la chanson israélienne a toujours su bien s’exporter, et ce d’autant plus dans la catégorie folklorique. Populaire au Japon depuis plusieurs décennies maintenant, le célèbre refrain de « Mayim, Mayim » (« eaux ») en est même arrivée à devenir la musique de fond de bon nombre de jeux vidéo japonais. Étonnant, non ?

C’est Tablet, le magazine juif en ligne, qui révèle comment cette rengaine si célèbre en Israël a réussi à s’introduire au Japon. Nous sommes à la sortie de la Seconde guerre mondiale et les américains, dans leur élan d’occidentalisation aigu, décident d’exporter le concept de la danse folklorique vers le monde asiatique. Ils chargent Rickey Holden, artiste et éducateur américain, qui a notamment étudié la danse folklorique en Israël, d’enseigner la chose au Japon. Et c’est ainsi que l’entraînante chanson israélienne « Mayim Mayim » devient rapidement un standard au pays du soleil levant, séduisant les foules, se diffusant à tous les échelons de la société japonaise, jusqu’à devenir la mélodie phare de nombreuses publicités.

Les japonais connaissent par cœur cette musique folklorique israélienne

Aujourd’hui, grâce au phénomène des jeux vidéos, l’air de « Mayim Mayim » est certainement l’un des plus fredonné au monde, rengaine accrocheuse et familière, courte et facile à imprimer. Inspiré par un verset de la Bible (« C’est pourquoi, avec de la joie, vous tirerez de l’eau des puits de salut », Esaïe 12: 3), qui sous-entend une promesse de libération, cette chanson a été, à l’origine, composée par Emanuel Amiran-Pougatchov, auteur célèbre dans le monde de la musique folklorique hébraïque, avec plus de 600 chansons à son actif. Nul doute qu’il n’a jamais pu imaginer que sa création allait dépasser les frontières d’Israël pour conquérir jusqu’à l’Extrême-Orient et accompagner des jeux vidéo aussi célèbres que ceux de la société Konami, l’un des leaders sur le marché (à partir de la quatrième minute sur la vidéo du jeu japonais ci-dessous).

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j’ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l’Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

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