Arrêt cardiaque pendant le mariage de son fils, mais il est chanceux

La fête battait son plein la semaine dernière dans la salle « Havat Alleby » près de Ness Tsiona dans le centre d’Israël. Alors que la plupart des invités se trouvaient sur la piste de danse, un homme de 55 ans s’effondre. C’est le père du marié.

Aussitôt, la musique s’interrompt et un médecin se porte à son secours puis un autre. Le premier est le père de la mariée et le second, un des invités. Les deux médecins tombent d’accord sur le diagnostic : Arrêt cardiaque.

Les deux hommes entament une réanimation cardiopulmonaire. Ils savent pertinemment qu’en cas d’arrêt cardiaque (appelée également mort subite), chaque minute sans traitement réduit les chances de survie de 10% et un traitement d’urgence doit être dispensé rapidement pour empêcher la mort.   Seule une prise en charge immédiate avec réanimation cardiopulmonaire (RCP) et défibrillation externe peut empêcher la mort par arrêt cardiorespiratoire.

Arrêt cardiaque sans défibrillateur, point de salut

Ils se regardent et comprennent que sans défibrillateur, ils ne parviendront pas à le réanimer. Généralement, les secours interviennent rapidement mais pas assez dans ces cas-là. C’est à ce moment précis que le directeur de la salle intervient et apporte un défibrillateur, toujours à portée de main. A la première décharge, le père du marié réagit et son cœur aussi.

Les secouristes sont déjà là et l’évacuation à lieu dans la foulée alors que le patient reprend légèrement conscience.24heures plus tard, ses jours ne sont plus en danger. « Il a eu deux fois de la chance » raconte Yaakov Koretz, le propriétaire de la salle. « Il y avait deux docteurs dans la salle et nous avions un défibrillateur ». Pour le fils, nouveau marié, il veut depuis la chambre d’hôpital de son père remercier le ciel : « Nous avons déjà reçu notre plus beau cadeau de mariage du tout-puissant, une nouvelle vie pour mon père. Je remercie mon beau-père et le directeur de la salle pour son respect de la loi ».

En effet, la loi israélienne oblige tout propriétaire d’un lieu publique à posséder un défibrillateur…au cas où.

Nathalie Sivan

Nathalie Sivan

Chroniqueuse invétérée de Coolamnews, Nathalie est une passionnée de la société israélienne, de ses particularismes, ses richesses humaines mais aussi de ses incohérences.

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