Un hiver plus que bénéfique pour le lac de Tibériade
Soyons logique, la survie du lac de Tibériade, essentiel à la pérennité de la terre d’Israël vaut largement toutes les vieilles douleurs qui ne manquent pas de montrer le bout de leur nez, à la moindre goutte d’eau de pluie !
Depuis 1920, date de la mise en place de mesures scientifiques enregistrées systématiquement, l’hiver 2019 est l’un des plus pluvieux que le pays ait connu après quatre longues années de sécheresse consécutives dont celle de 2017 pendant laquelle le lac de Tibériade ne contenait plus que 9 millions de m3. Alors levons nos verres pour fêter l’évènement et réjouissons-nous sans retenues (d’eau)…
Sachant que ce Lac de Tibériade dit Mer de Galilée ou Kinneret en hébreu joue un rôle fondamental en ce qui concerne les besoins en eau potable tant pour les usages personnels qu’agricoles.
Une exigence vitale qui a amené Israël à construire en 1964 la « Grande canalisation nationale » chargée d’apporter l’eau du lac au sud et au centre du pays. Mais une mesure insuffisante qui a fait obligation à ce jeune état, petit mais courageux autant qu’efficace de se donner les moyens de conserver, recycler ce liquide si précieux, voire investir dans les technologies de dessalement des eaux de mer les plus récentes et construire pour ce faire 5 usines toutes opérationnelles à ce jour.
Toujours plus !

Ce qui n’empêche la Haute Autorité de l’Eau de réclamer l’autorisation de construire une sixième usine arguant que chaque centimètre de liquide rendu à la mer de Galilée représente 1,7 million de m3, ce qui équivaut à un milliard sept cents millions de litres, soit 374 millions de gallons d’eau… La valeur d’une douche prise par un individu pendant 2 776 ans.
En attendant mieux, comme le montre la photo oh combien symbolique apposée ci-après, on devine avec bonheur plus qu’on ne le voit, l’un des panneaux d’interdiction de pêcher dans le lac photographié quasiment submergé alors que les pluies bénies en cette fin de saison continuent de remplir le lac d’une eau douce, douce, douce, si douce…






Il faudra penser quelques fois à la Mer Morte, quelle ne devienne pas la Mer d’Aral………!