Oh Mike… Ils t’aimaient tant ! Suicide ou assassinat ?

Oh Mike … Ils t’aimaient tant ! Comment as-tu pu abandonner tous ces fans qui ne vivaient que par toi ?

Comment n’as-tu pas entendu ton public qui, d’une seule voix, lui aussi te criait : « Laisse-moi t’aimer », avec moins de talent sans doute mais avec autant de passion que toi ! Et plus particulièrement chaque 1er février (date de ta naissance), exactement « comme avant ! » mais aussi « comme après », après que tu les eus quittés, après que tu aies décidé de « sauter le pas ».

Rien ne pourra arrêter l’armée de tes fidèles venue communier avec leur flamboyante idole pétrifiée pour toujours dans sa 28ème année alors que les plus anciens d’entre eux, rhumatisants, cacochymes, éclopés, voir impotents ont largement dépassé la barre des 70 ans !

Mike Brant est vivant, bien vivant, d’autant plus vivant que sa mort reste encore une énigme quelques 43 années plus tard.

Car enfin que s’est-il réellement passé ce 25 avril 1975 vers 11 heures du matin ? Mike Brant s’est-il suicidé ou bien l’a-t-on « aidé » à se jeter du 6ème étage d’un immeuble situé au 6 de la rue Erlanger, dans le XVIe arrondissement de Paris ?

Suicide ?

La thèse du suicide semblait d’autant plus plausible qu’il s’agissait alors d’une récidive.

En effet, cinq mois plus tôt, le 22 novembre 1974, Mike Brant avait tenté une première fois de mettre fin à ses jours. il s’étai jeté du cinquième étage de l’hôtel de la Paix, à Genève. Par miracle, il avait été freiné dans sa chute, l’un de ses pieds s’étant pris au balcon du troisième.

Ce qui lui avait valu tout de même un séjour de plus de deux mois à l’hôpital ! A l’époque les seuls questionnements tournaient tous autour du pourquoi montrer un tel acharnement à vouloir mourir quand on a tout pour être heureux ? Certains y voyaient la source dans son histoire familiale.

Histoire familiale

Rescapés d’Auschwitz, ses parents avaient envisagé de rejoindre la Palestine. Refoulés de partout ils avaient fini par échouer dans un camp de l’île de Chypre où Moshé Brand naît le 1er février 1947.

Après bien des pérégrinations, tous trois parviennent enfin à gagner la Palestine. Les voilà installés dans un kibboutz où ils vivent leur rêve sioniste. Celui que l’on nomme encore Moshé se fait remarquer très tôt par sa voix puissante et la beauté de ses traits.

Il participe alors à de nombreuses chorales, prend le pseudonyme de Mike Brant et se met à chanter des standards américains et israéliens en Israël et partout où il peut se montrer.

C’est ainsi que tout à fait par hasard il rencontre en 1969, Carlos et Sylvie Vartan alors qu’il chantait à Téhéran. Séduits autant par sa gentillesse que par son charme, ils décident de l’emmener avec eux à Paris pour lancer sa carrière…

On connait la suite, un succès phénoménal. Les filles, le harcèlement continu de ses fans, la dépression, le suicide… Jusqu’au jour où un quotidien belge sort un article signé J Balestra qui fait l’effet d’une bombe :

Mike Brant ne se serait pas suicidé, « on » l’aurait assassiné !

Celui-ci, au terme d’une enquête des plus minutieuses avait conclu que l’imprésario de Mike Brant n’était pas des plus blanc-bleu et que Mike Brant avait fini par s’en rendre compte.

Déjà touché par la guerre de kippour, de s’apercevoir que Simon Wajntrob son producteur, ne lui avait pas versé toutes les royalties auxquelles il avait droit, n’aurait rien arrangé. Les deux hommes se seraient d’ailleurs disputés sérieusement. Mike Brant aurait menacé de sauter par la fenêtre. Simon Wajntrob aurait alors répondu : « Tu veux sauter ? Eh bien, saute ! »

Pour finir, Jean Renard, parolier des premiers jours, n’hésite pas à revenir sur deux décès suspects : « Simon Wajntrob, son producteur, qu’on retrouve dans le bois de Boulogne suicidé de deux balles. Et son directeur artistique, Alain Krief, poussé dans le métro. Oui, j’envisage l’assassinat pour Mike. »

« Qui saura » saura aurait-il pu chanter en duo avec son amie, Dalida ».

Trop tard !

Quoi que j’entende comme une petite voix là-bas au loin….

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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