Jérusalem capitale : Après Trump, à qui le tour ?

Certes, les médias de la planète ont préféré titrer sur les condamnations, après le geste fort de Donald Trump sur Jérusalem. Il n’en demeure pas moins que d’autres pays pourraient emboîter le pas des Etats-Unis.

Trump, l’a fait ! Pour les Etats-Unis d’Amérique, Jérusalem est désormais la capitale de l’Etat d’Israël. Et peu importe si le président américain n’a pas défini les contours géographiques de Jérusalem et si l’ambassade des USA  reste pour l’instant à Tel-Aviv. On ne sait pas grand-chose non plus, sur le plan de paix que concocte son administration.

Reste que les Etats-Unis ont franchi le cap. En Israël, des contacts discrets ont d’ores et déjà été lancés en vue de saisir ce momentum. Faire en sorte que la démarche américaine, aussi importante qu’elle puisse être, ne demeure pas isolée. A ce stade, les approches diplomatiques israéliennes sont de simples ballons d’essai. Il est facile d’imaginer que les grandes chancelleries observeront avant de se décider.

Pas une vague de ralliement

Il ne faut pas s’attendre non plus à une vague de ralliement. Non. Seuls quelques fidèles parmi les fidèles, des électrons libres seraient susceptibles de suivre le mouvement vers Jérusalem. Alors qui et quels pays ?

Il y a d’abord ceux qui ont annoncé la couleur en amont comme la république Tchèque. Le parlement de Prague a depuis le mois de mai dernier, reconnu l’ouest de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël. Le très pro-israélien président Milos Zeman s’est déjà prononcé sur la question regrettant l’hypocrisie de la communauté internationale qui « fait mine d’accepter Israël dans les faits sans pour autant respecter sa légitimité », notamment à Jérusalem.

Ceux que l’on attendait pas

Il y a aussi ceux que l’on n’attendait pas comme le président philippin Duarte qui, non pas pour Israël mais pour Trump, pourrait bien lui aussi, approuver le transfert de son ambassade.

Et puis il y a le continent africain. Au cours de ses voyages récents, Netanyahou s’est lié d’amitié avec de nombreux présidents de pays d’Afrique, dominé par des chrétiens. La surprise pourrait bien venir de là-bas.

Surprise aussi avant la récente volte-face du futur roi saoudien Mohammed Ben Salman. Selon le New-York Times, l’héritier de la couronne a proposé à Mahmoud Abbas d’établir sa future capitale à Abou Dis plutôt qu’à Jérusalem.

Oui, malgré le tumulte, les lignes sont en train de bouger.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l’actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

4 pensées sur “Jérusalem capitale : Après Trump, à qui le tour ?

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