Israël : Imposer un quota pour les femmes politiques ?

 

En Israël, (plus qu’ailleurs), la femme n’a pas sa place dans l’arène politique… Espérant avoir répondu par l’affirmative à l’originelle question de savoir si la femme est détentrice d’une âme ou pas… Reste qu’en politique ces messieurs lui font encore et toujours un barrage quasi systématique !

Imposer un quota pour intégrer les femmes dans la politique israélienne ? Après qu’elle se soit emparée dans quasiment tous les domaines de postes à responsabilités, ne lui reste qu’un dernier bastion à conquérir : Un poste à responsabilité dans le monde politique.

 Mais plus difficile qu’il y parait, sera-ce pour demain… A l’image de tant d’écoles religieuses ou la séparation filles-garçons ne se discute même pas, « la politique au top niveau », semble avoir été considérée comme un organe purement masculin, enfermé coté garçon.

Comme à la Knesset !

« Stipulé noir sur blanc dans le site « The Israël Democracy Institute », l’indication qu’il aura fallu attendre novembre 2018 et l’assermentation d’Osnat Mark au poste de membre de la Knesset (MK), pour que le nombre de femmes députés atteignent le chiffre record de 35, ( ! ), ce qui représente une augmentation plus que spectaculaire de cinq fois en 30 ans !.

Les femmes représentent donc désormais près de 30% du nombre total des membres de la Knesset, soit un pourcentage plus élevé qu’au Sénat américain (25%) ou à la Chambre des représentants (23%) mais en ce qui concerne la représentation législative des femmes, parmi les 21 ministres de l’actuel cabinet israélien, seules 4 sont des femmes.

Ce chiffre est de loin inférieur à la moyenne de l’OCDE (environ 30%) et de plusieurs pays démocratiques – dont la France, la Norvège, la Suède et dernièrement le Canada – qui disposent désormais de cabinets mixtes.

Et cette voix (voie ?) officielle d’enfoncer le clou !

En Israël, non seulement le pourcentage de femmes ministres a toujours été très faible, mais très peu d’entre elles ont été acceptées aux ministères des Finances, de la Défense ou des Affaires intérieures, exceptées madame Golda Meir qui fut Premier ministre et madame Tzipi Livni qui exerça les fonctions de ministre des Affaires étrangères.

En politique locale, la situation est similaire. Seulement 6 des 77 villes israéliennes ont à leur tête une femme maire, ce qui contraste vivement avec la tendance mondiale : En 2018, près de 22% des maires des villes américaines de plus de 30 000 habitants étaient des femmes comme dans de nombreuses villes parmi les plus importantes au monde : Paris, Madrid, Londres, Berlin, Rome, Tokyo, Sydney, Washington et Seattle, pour ne citer qu’elles ! »

Ceci-étant, l’importance des femmes en politique va bien au-delà des questions de représentation équitable…

Ce que confirme d’ailleurs « l’Israel Democracy Institute » après avoir examiné l’activité législative des députés entre 2006 et 2013 qui a révélé que le comportement politique des députés-femmes était différent de celui de leurs homologues masculins, entre autres à propos d’éducation, de santé, d’affaires sociales et d’égalité des sexes. »

Alors que faire ?

Peut-être tout simplement comme l’ont déjà fait la France, la Belgique, le Portugal et plus récemment l’Irlande, décider d’imposer un certain quota en fonction du sexe…

Et ça marche !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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