Et Israël dit : « Que les ordures deviennent énergie ! »

Finies les décharges en plein air, les ordures dont on ne sait quoi faire. Israël est désormais à la pointe du recyclage des déchets et fait un pas de géant dans la protection de l’environnement. 

Une première pour l’État hébreu avec la création de cette usine de combustibles solides de recyclage au Hiriya Recycling Park. Une initiative conduite conjointement par le parc de recyclage de Hiriya, l’association municipale d’assainissement de Dan, les entreprises de ciment de Nésher Israël et la société de services environnementaux Véridis.

Une zone du Goush Dan longtemps restée défigurée par la présence d’une immense décharge d’ordures, désormais reconquise par la nature, au grand bonheur des randonneurs, et qui plus est valorisée aujourd’hui par cette nouvelle usine de recyclage. Un concept, largement répandu dans le monde, consiste à trier les déchets ménagers selon des méthodes technologiques avancées, et à utiliser ensuite les matériaux appropriés pour la combustion – tels que les sacs et les matières plastiques, les textiles, le carton, le papier… – comme source de carburant alternative.

Il s’agit de l’un des plus grands projets de ce type jamais réalisé à ce jour en Israël, destiné à produire des carburants de remplacement pour fournir en énergie la production de ciment de l’usine de Nésher toute proche.

« Hiriya Recycling Park est l’un des projets les plus avancés et des plus importants au monde. Cette usine, innovante, flexible et modulaire, est un exemple de collaboration entre l’industrie, en quête de matières premières pour son énergie, le secteur public, en mal de solutions pour la gestion des déchets, et d’un organisme technologique prêt à relever le défi. Je crois en la combinaison des ressources, des technologies et la volonté du public pour changer les habitudes de consommation et de recyclage, des données essentielles à un avenir durable et à la préservation des ressources environnementales », a déclaré Doron Sapir, président du Hiriya Recycling Park.

500 tonnes de carburant solide de récupération par jour

Établie sur la base d’un budget de 400 millions de dollars, l’usine prévoit d’absorber environ 1 500 tonnes de déchets ménagers chaque jour, soit environ la moitié des ordures des habitants de la région du Goush Dan, à savoir un demi-million de tonnes de déchets chaque année.Cette nouvelle installation produira environ 500 tonnes de carburant solide de récupération par jour, soit 20% de l’énergie thermique nécessaire à l’usine de Nésher.

« L’industrie du ciment exige une vision à long terme, souvent perçue comme étant source de pollution, malgré les énormes investissements engagés en faveur de l’environnement et l’utilisation de technologies de pointe », a déclaré Moshé Kaplinsky, PDG de Nésher Israël Cement Enterprises. « Le projet de combustible solide de récupération (CSR ou RDF en anglais pour « refuse-derived fuel ») aligne Israël au même rang que les pays [les plus avancés technologiquement] en Europe, tout en réduisant les impacts environnementaux des ménages ainsi que la consommation des sources traditionnelles d’énergie. C’est une autre étape en faveur d’une industrie israélienne innovante qui a pour valeur ultime la protection de l’environnement. »

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j’ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l’Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

Une pensée sur “Et Israël dit : « Que les ordures deviennent énergie ! »

  • 9 août 2017 à 8:51
    Permalink

    Est ce seulement un projet , qui se realisera , et quand ?
    Ou comme souvent , tout tombe a l eau !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *