Vous êtes cardiaque ? Voici comment rallonger votre vie

D’après une étude réalisée par la doctorante Shlomit Brandis Kepler de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv sous la direction du Prof. Yariv Gerber, le taux de survie à long terme après un infarctus du myocarde augmente chez les patients ayant davantage de rapports sexuels.

Un conseil agréable si vous avez déjà été sujet à une crise cardiaque. L’étude, a laquelle ont également participé les Dr. Uri Golbourt de la Faculté de Médecine de l’UTA et Yael Benyamin de l’Ecole de Travail social, a été publiée dans l’American Journal of Medicine.

« Des études antérieures ont montré une corrélation inverse entre la fréquence de l’activité sexuelle et la mortalité au sein de la population en général », commente Shlomit Brandis Kepler, doctorante au Département d’épidémiologie et médecine préventive de l’Ecole de santé publique de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv. « Nous avons voulu évaluer la relation entre l’activité sexuelle et la survie à long terme chez les patients ayant subi un infarctus du myocarde aigu, et avons observé une corrélation inverse entre la fréquence rapportée de leur activité sexuelle et le taux de mortalité ».

Un risque de mortalité diminué de 27%

Les chercheurs ont effectué un suivi sur 22 ans de 1 120 patients ayant survécu à une crise cardiaque, sortis de 8 hôpitaux en Israël, et âgés de 65 ans et moins (leur âge moyen au début de l’étude était de 53 ans). Les participants ont signalé la fréquence de leurs activités sexuelles pendant l’année ayant précédé leur hospitalisation, cinq ans après et de nouveau au bout de 10 à 13 ans. Les chercheurs ont également relevé des données sociodémographiques et cliniques.

D’après les résultats, les patients ayant eu des relations sexuelles plus d’une fois par semaine pendant la période de suivi ont vu diminuer leur risque de décès de 27% sur l’ensemble de la période, par rapport à ceux qui n’ont eu aucune relation; ceux ayant eu des rapports une fois par semaine, de 12% et les patients ayant eu des relations intimes occasionnelles moins d’une fois par semaine, de 8% par rapport à ceux n’en ayant pas eu du tout.

Un bénéfice pour la santé cardiaque.

L’activité sexuelle plus faible était associée à un âge plus avancé, au sexe féminin, au manque de partenaire stable, et à la présence d’autres troubles médicaux (comorbidité). L’âge moyen des personnes ayant déclaré ne pas avoir de relation sexuelle était de 57,5 ans, contre 49 ans pour celles ayant des rapports plus d’une fois par semaine. Environ 94% des personnes ayant des relations sexuelles plus d’une fois par semaine avaient un partenaire de vie stable, contre seulement 31% de celles sans relations sexuelles. Enfin, parmi les participants ayant des rapports sexuels fréquents, 69% ont déclaré n’avoir aucune autre maladie chronique, contre 46% parmi ceux n’ayant pas de rapports sexuels.

En conclusion, les résultats de l’étude suggèrent une corrélation entre une activité sexuelle accrue et une mortalité plus faible après un infarctus du myocarde. Les auteurs soulignent également que les personnes sexuellement actives ayant présenté un taux de mortalité plus bas étaient aussi celles qui étaient physiquement plus actives et plus jeunes au départ, deux facteurs positifs pour la protection cardiaque. Enfin, les résultats de la recherche sont également limités par le fait que les participants aient déclaré eux-mêmes leur activité sexuelle, qu’ils venaient d’un seul pays et que 14% seulement étaient des femmes. Cependant, ces résultats viennent corroborer les précédentes recherches indiquant que l’activité sexuelle est bénéfice pour la santé cardiaque.

SOURCE: site de l’Association française de l’Université de Tel-Aviv

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *