Un Ticha Be Av qui nous rapproche de la délivrance finale

Le 9 Av est une date qui nous oblige par des actes concrets,à un jeûne et des prières, à nous remémorer la destruction des deux Temples, et à nous souvenir de bien d’autres événements tels que la Shoah ou l’Inquisition. Mais cette date marque aussi de façon violente- et c’est peut-être l’acte de grâce que Dieu a voulu nous concéder pour nous pousser dans nos ultimes retranchements- l’obligation de choisir : disparaître ou survivre.

La destruction des Temples ne nous a pas seulement privés de la Shé’hina (la bénédiction divine), que seul notre choix de croyance a pu en partie ranimer, mais elle nous a privés de la souveraineté, de l’unité, de la Terre, et nous a infligé la plus terrible des punitions, l’exil. Elle a dispersé le peuple juif (peut-être dans le but de le rendre inatteignable) mais elle n’a pas tué l’espoir.

C’est pour cela que malgré les douleurs qui ne se sont pas atténuées tout au long de l’histoire, à la fin du dix-neuvième siècle, le peuple juif est revenu sur sa terre, en rétablissant les deux conditions de la renaissance : le retour et la floraison. Une force indicible nous a guidés et nous a protégés de nos ennemis. Elle nous a aidés à faire refleurir cette terre qui n’avait jamais été conquise, et elle nous a permis de construire un Etat qu’Edom, même dans ses cauchemars les plus délirants, n’aurait pu entrevoir la régénération.

Aujourd’hui, des milliers de Juifs sont attendus au Kotel dans la vieille ville de Jérusalem et dans les synagogues, où sera lu le livre des Lamentations. Le peuple juif doit se souvenir, car sans passé, il est voué à la dissolution de son âme. Chacun de nous perçoit cette obligation qui est aussi bien spirituelle qu’existentielle.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou, évoquant le début du jeûne samedi soir, a juré que Jérusalem restera sous souveraineté israélienne. « Ce soir, nous célébrons le jeûne de Ticha Be Av, le peuple juif se souvient des tragédies que nous avons subies lors de la destruction des Temples, de la destruction de Jérusalem et de la destruction d’Israël. Mais c’est grâce à un amour immense que nous sommes revenus. Nous devons faire preuve d’unité et de cohésion devant les grands défis auxquels fait face notre nation. »

« Ce soir, a-t-il poursuivi, nous célébrons notre retour à Jérusalem, notre capitale, après deux mille ans de nostalgie et de souffrances. Nous allons continuer à la construire, à la protéger et à assurer sa prospérité. Jérusalem restera sous souveraineté israélienne (juive) à jamais. » Amen.

Si Dieu pouvait se satisfaire de la présence de dix sages pour éviter la destruction de Sodome et Gomorrhe, alors face à la renaissance de la foi du peuple juif, il regardera d’un œil attentif la prière de ses enfants et exaucera son espoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *