L’UNESCO adopte deux résolutions contre Israël puis rétropédale

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui s’est réunie à Paris, a adopté durant la semaine écoulée deux résolutions anti-israéliennes sans même les soumettre au vote. La proposition émanait du bloc des pays arabes – Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Oman, Qatar et Soudan. Finalement, les résolutions ont été amendées. Explications.

Acte 1 : Le Conseil exécutif de l’UNESCO, lors de sa 206ème session, a approuvé à l’unanimité une résolution sur Jérusalem, appelant Israël selon les termes employés,  « à mettre fin à ses violations et ses mesures unilatérales contre la mosquée Al Aqsa / Al Haram Al Sharif et Jérusalem-Est ». La résolution annule également toutes les mesures israéliennes visant à « changer l’identité de Jérusalem » et souligne l’importance de « nommer un représentant permanent de l’UNESCO pour détecter toutes les violations relevant de sa compétence ». Fait intéressant, les propositions émanant du bloc arabe ont été adoptées sans même être soumises à un vote.  

Mais devant les protestations de certaines ONG, soutenues par plusieurs pays occidentaux et par la directrice de l’UNESCO en personne, les deux résolutions ont été amendées.

Le Congrès juif mondial se félicite

Le Congrès juif mondial (CJM)s’est félicité de la décision prise par l’UNESCO d’amender deux résolutions concernant Israël lors de la réunion de son conseil exécutif à Paris, différant des éléments controversés du texte original dans des annexes non contraignantes. Les résolutions, qui ne comportent qu’un langage neutre à propos d’Israël, ont finalement été adoptées jeudi, à la suite de l’intervention de la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.

«Le Congrès juif mondial est reconnaissant de voir que le Conseil exécutif de l’UNESCO poursuit ses intentions de principe de lutter contre la politisation de cet organe en transformant les textes biaisés en annexes non contraignantes. Nous espérons sincèrement que ceci est le signe avant-coureur d’un agenda de l’UNESCO totalement dépourvu de résolutions partiales contre Israël. Dans le même temps, nous condamnons l’exploitation de l’UNESCO par certains gouvernements qui cherchent à politiser les débats, à en détourner les causes nobles et à manipuler l’instance au service de leurs propres objectifs à courte vue ».

«Le Congrès juif mondial, au nom de plus de 100 communautés affiliées, félicite la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, pour ses efforts constants visant à garantir que la politisation qui sévit à l’UNESCO ces dernières années sous l’impulsion des agendas politiques de certains Etats, reste en dehors du sol de l’UNESCO. « 

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