La rage de cette gazaouite contre la répression du Hamas à Gaza

Les vidéos mises en ligne en fin de semaine dernière sur les réseaux sociaux montraient des rassemblements dispersés par la force. Depuis quelques semaines, la parole se libère à Gaza, certes au compte-goutte, mais c’est une prouesse dans cette enclave soumise à la répression des islamistes du Hamas.

Répression et corruption ! Selon les organisations de défense des droits de l’Homme à Gaza, « plusieurs centaines de manifestants ont été frappés, arrêtés et détenus arbitrairement, torturés et soumis à d’autres formes de mauvais traitements depuis le 14 mars, date à laquelle des Palestiniens sont descendus dans les rues de la bande de Gaza pour protester contre la hausse du coût de la vie et la détérioration des conditions économiques sous le gouvernement de facto du Hamas.

La répression de la liberté d’expression et le recours à la torture à Gaza ont atteint un nouveau degré inquiétant. Ces derniers jours, nous avons constaté des violations choquantes des droits humains commises par les forces de sécurité du Hamas à l’encontre de manifestants pacifiques, de journalistes et de défenseurs des droits humains, a déclaré Saleh Higazi, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International ».

La vidéo ci-dessous peut paraître anodine lorsqu’on la regarde depuis l’Europe. Mais à Gaza, c’est un exploit. Cette gazaouite fait preuve de courage et met sa vie et celle de sa famille en danger en s’exprimant de la sorte sur la répression à Gaza et la corruption du Hamas.

 

Dans les colonnes du journal le Monde, Piotr Smolar relate: Personne ne connaît le bilan des arrestations et des blessés, une chape de plomb étant tombée sur le territoire. « Les autorités ne tolèrent aucune voix critique, surtout s’il s’agit de mouvements sociaux, dit Hamdi Shaqqura, directeur adjoint de l’ONG Palestinian Center for Human Rights. Les jours précédant le premier rassemblement, ils ont arrêté des dizaines de jeunes identifiés comme des initiateurs sur les réseaux sociaux. Des journalistes ont été battus car ils ne veulent aucune couverture médiatique de ces événements. Ils aiment notre travail seulement quand nous documentons ce que font les Israéliens. »

 

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