Jackpot pour le terroriste qui a violé et assassiné Ori Ansbacher

Selon le barème en vigueur au sein de l’Autorité palestinienne, le meurtrier et violeur d’Ori Ansbacher recevra chaque mois une coquette somme. Le crime ne paie dans aucun pays. Mais pour les Palestiniens, le crime est un moyen de devenir riche et fonctionnaire.

Le salaire sanglant. Âgé de 29 ans, Arafat Arfa’iya, le terroriste qui violé et achevé sa jeune victime israélienne jeudi dernier, percevra jusqu’à 20 000 shekels par mois (3500 euros environ) tant qu’il restera derrière les barreaux.  Déjà emprisonné en Israël par le passé pour des actes terroristes de faible intensité, il pourra en outre espérer un bonus sur les versements.

Arfa’iya a le choix. Soit il conserve la totalité de la somme versé sur un compte en banque dont il disposera à sa sortie, soit il en donne la jouissance à sa famille.

Tous les paiements sont structurés en détail par la loi.

Le soutien financier aux prisonniers est défini par une série de lois et décrets, principalement les lois n°14 et n°19 de 2004 et la loi n°1 de 2013. Ces lois obligent l’AP à allouer aux prisonniers une indemnité mensuelle pendant leur incarcération et à leur fournir un salaire et un travail au moment de leur libération.

Toutes les dépenses de santé, d’éducation et de formation professionnelle sont gratuites. Les années de prison sont comptabilisées comme années d’ancienneté. Il convient de remarquer qu’une peine de prison de cinq ans permet à quiconque de postuler à un emploi dans l’une ou l’autre des institutions de l’AP. En d’autres termes, l’AP a institué une priorité à l’embauche pour les personnes impliquées dans une activité terroriste ».

Une pratique ancienne

Selon Eli Lake de l’agence Bloomberg : « L’origine de ces paiements est ancienne. Bien avant que les Accords d’Oslo n’instituent l’Autorité Palestinienne dans les années 1990, l’OLP finançait déjà les familles de « martyrs » et de prisonniers en Israël.

Cette pratique s’est institutionnalisée pendant la seconde Intifada de 2000 à 2005. Les Israéliens ont trouvé des documents dans la dernière résidence de Yasser Arafat qui établissent des barèmes de rémunération pour les familles de kamikazes ».

Le barème

L’AP ne se cache même pas de cette pratique et publie des chiffres officiels. Ainsi, pour 2017, elle a versé 550 millions de shekels à des terroristes détenus ou libérés, et 687 millions de shekels à des familles de terroristes éliminés ou blessés. Il s’agit ni plus ni moins de 7% du budget de l’Autorité Palestinienne! Les pays donateurs apprécieront…

Plus en détail: un terroriste purgeant une peine de 3 à 5 ans perçoit 2.000 shekels par mois et un terroriste purgeant de 20 à 35 ans de prison a droit à 10.000 shekels mensuels. Les tarifs évoluent aussi en fonction de la situation de famille du terroriste. S’il est marié, il recevra 30 shekels de plus par mois et 50 shekels par enfant. Un terroriste résidant de Jérusalem aura droit a un supplément de 300 shekels mensuels et s’il est citoyen israélien, ce supplément passe à 500 shekels, ceci pour encourager davantage d’Arabes israéliens à commettre des attentats, ayant l’avantage de pouvoir circuler plus librement.

 

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

Une pensée sur “Jackpot pour le terroriste qui a violé et assassiné Ori Ansbacher

  • 17 février 2019 à 9:47
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    « Le soutien financier aux prisonniers est défini par une série de lois et décrets, principalement les lois n°14 et n°19 de 2004 et la loi n°1 de 2013 »
    D’où sort cette loi ? Qui l’a promulguée ?

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