Israël sera-t-il indéfiniment sourd à Wagner ?

 

Que voilà un sujet des plus récurrents car il faut bien admettre que si le compositeur était génial, l’homme n’était pas blanc-bleu, et ce avant-même que d’avoir été récupéré par les nazis…

Il suffit de rappeler l’existence d’une lettre publiée en 1850 sous un pseudonyme, lettre qu’il avait envoyée au philosophe, poète et critique Édouard Schuré, expliquant que les Français connaissaient très peu de chose à propos des juifs, l’assimilation juive dans la société française les empêchant de voir l’influence corrosive de l’esprit juif sur la culture moderne ».

Ainsi, même s’il est incontestable que Wagner se soit octroyé plus que de raison le temps de décrire toute « la répulsion involontaire », (sic), que lui inspiraient les juifs dans de trop nombreux écrits et plus particulièrement dans son essai « Das Judenthum in Der Musik », même si l’œuvre musicale et artistique de Wagner est imprégnée d’antisémitisme, de misogynie et d’idées de pureté raciale, le fait d’être décédé à Venise le 13 février 1883, six années avant la naissance d’Adolf Hitler, le dédouane d’une appartenance voulue à  cette idéologie atroce.

Quoi qu’il en soit, en date du mois d’avril de l’année dernière, cette lettre a refait surface lors d’une vente aux enchères publiques menée par Me Meron Eren, co-fondateur et propriétaire de la maison « Kedem ».  Celui-ci d’expliquer comment Richard Wagner y persiste et signe sa volonté de voir ses opinions antisémites acceptées par son public et plus encore, un antisémitisme européen qui lui permettra quelque temps plus tard de publier sous son nom (et sans problème), ses considérations face à « l’essence fondamentale des Juifs », qui ne pourrait disparaître, même parmi ceux parfaitement assimilés à la société chrétienne.

Et celui-ci de sourire à l’idée que « Wagner se retournerait dans sa tombe s’il pouvait savoir qu’un juif barbu de Jérusalem avait récupéré SA lettre.

Combien de temps faudra-t-il pour que cela change ?

Interrogé récemment Dan Meridor, (un passionné de Wagner), ancien vice-premier ministre israélien et ancien responsable des représentations publiques en Israël de déclarer :

« Après des lustres pendant lesquels il était plus que mal vu de consommer aucun produit allemand, Richard Wagner demeure l’un des derniers tabous en Israël. Il y a quelque chose de symbolique à son propos dans ce pays. Une règle non écrite selon laquelle Wagner ne doit pas être joué, point/barre, une façon de respecter le souvenir des déportés ».

 Une fois n’est pas coutume !

Le chef d’orchestre Daniel Barenboïm créa une polémique en inscrivant en 2001 à son programme « La Chevauchée des Walkyries » lors d’une tournée en Israël avec le « Berlin Staatskapelle Orchestra ».

Devant le grand nombre de protestations, les organisateurs du festival lui demandèrent d’en abandonner l’idée, ce que le chef, « israélo-argentin » avait alors fait mine d’accepter jusqu’au soir du concert où, en bis, il proposa à l’auditoire de jouer un extrait de Tristan et Isolde. 

Stupeur et colère !

Un débat des plus vifs s’engagea alors dans la salle, une partie du public criant au fascisme avant que de quitter les lieux tandis que le calme revenu, l’orchestre sollicité en profita pour jouer du Wagner et le chef se faire applaudir debout. 

Wagner trouvera-t-il un jour sa place en Israël ou sera-t-il à jamais « interdit d’entrée » ?

Encore faudrait-il savoir comment mettre fin à cette « auto-interdiction » qu’aucune déclaration officielle n’a jamais imposée mais à contrario faire que la musique retrouve toutes ses vertus dont celle d’adoucir les mœurs…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Israël sera-t-il indéfiniment sourd à Wagner ?

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    3 juin 2019 à 10 h 53 min
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    Dans la meme poubelle qu’Amalec, il était le musicien favori
    d’Hitler. Honte à la racaille assimilée qui a applaudi au concert.

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