Israël: quand les incendies dévastateurs touchent ma famille

 

Israël. Quand un incendie semble mille fois plus dévastateur parce qu’il touche un de vos proches !

 

Comme tout ce qui concerne les catastrophes, est-il vraiment nécessaire de stipuler la différence qu’il peut y avoir entre le fait d’en lire le compte-rendu sur un média lambda ou/et de s’apercevoir que l’on connait très bien l’une ou l’autre de ces malheureuses victimes ?

Le symbolisme face au pragmatisme, le virtuel au réel…

 Ainsi ce qui est du domaine de la sympathie apitoyée pour de malheureuses cibles qui vous sont totalement étrangères, se charge d’une puissance émotionnelle incomparable, une réelle empathie, lorsqu’il est question d’une personne qui vous est proche…

Ainsi en est-il des généralités qui le restent même lorsqu’un média cherche à donner le change, s’attarder sur tel et tel détail …

A propos du kibboutz Har’el par exemple, on peut lire qu’après avoir été expulsé par les pompiers pour le protéger (comme tous les autres kibboutznikim) des risques d’intoxication due aux fumées issues de l’amiante en feu encore présente dans nombre de vieilles bâtisses, un homme raconte comment il avait voulu retourner dans sa maison pour sauver au moins un des chiens, comment on ne l’avait pas laissé entrer mais comment un des pompiers s’était finalement chargé de faire sortir les animaux… »

Voilà qui vous semble anecdotique, quelque peu trop léger alors que votre vision du problème, le vôtre, le plus urgent, est de réussir à vous organiser pour recevoir à l’improviste votre enfant, son conjoint et deux de vos petits-enfants !

L’anxiété de savoir…

Car, vous l’aurez compris, ce n’est pas une vue de l’esprit pour faire joli dans le tableau, non, si je m’attarde sur le sujet, c’est qu’une de mes filles et deux de mes petits fils vivent l’anxiété de savoir s’ils font partie des malchanceux dont la maison est partiellement ou totalement détruite et s’il en était ainsi s’interrogent sur la façon dont ils vont pouvoir se reloger, avec quel argent, où, quand ?

En attendant, le kibboutz est fermé, l’eau et l’électricité coupées pour au moins une semaine…

Aux dernières nouvelles, la maison de ma fille aurait eu la chance d’être épargnée, celles de mes deux-petits fils soldats tous deux à Tsahal aussi…

A contrario du studio de musique de l’aîné, sa bouée d’air pur entre deux missions dont il ne reste rien. Rien. Rien de rien !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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