Israël : Des élections anticipées pour l’hiver ?

 

Elections anticipées en vue ? C’est le sujet du moment en Israël. L’impasse semble totale avec les orthodoxes sur l’enrôlement des élèves de Yeshivot. Le scrutin pour novembre 2019 pourraient bien se tenir dès cet hiver.

Alors c’est pour quand ? Les commentateurs politiques sont tous au front. C’est à qui recueillera la confidence la plus tangible. Officiellement, aucune décision n’a encore été prise par le Premier ministre. Ce dernier l’a même signifié en conseil des ministres ce dimanche. « J’ai entendu dire que nombreux sont ceux qui demandent si des élections anticipées étaient prévues et quand … La réponse est qu’il n’y a pas de décision », a-t-il précisé d’emblée. Mais la réalité semble toute autre.

Au sein des instances du Likoud, il semble bien que l’affaire soit entendue. Des responsables du Parti se sont confiés à un panel de journalistes israéliens : «  En son for intérieur, Netanyahou veut des élections pour l’hiver. Les chances de résoudre ce problème semblent minces pour le moment », a estimé un haut responsable. « Et il semble qu’aller maintenant aux élections pour Netanyahou peut être politiquement bon, alors pourquoi attendre ?»

Pourquoi des élections anticipées ?

A l’origine de cette décision, le refus des partis orthodoxes ashkénazes de transiger sur le projet de loi de conscription des orthodoxes au sein de l’armée. La Cour suprême a exigé une décision avant le 2 décembre. Dans les prochains jours, les rabbins de l’Agoudat Israël (Moetzet Gedolei HaTorah) devraient se réunir. Ils décideront s’il est possible de faire des compromis sur la question de l’enrôlement ou si le refus de formuler la loi dans son ensemble reste le même.

La session d’hiver de la Knesset commencera la semaine prochaine, le 15 octobre. La coalition estime que si Netanyahou veut vraiment retourner aux urnes, il devrait annoncer la dispersion de la Knesset avant l’éclatement d’une crise. « Sans doute  à la mi-octobre, après les municipales », estime le journaliste Amit Ségal. « Bibi en a aussi ras le bol des enquêtes en tous genres diligentées contre lui. Aussi, des élections le conforteraient », ajoute-t-il.

Lorsque l’on sait que les sondages n’ont jamais été aussi bons pour le Likoud, il est aisé d’imaginer que le Premier ministre n’hésitera pas longtemps en cas de crise. La seule inconnue susceptible de tout remettre en cause serait une escalade significative de la violence à la lisière de la bande de Gaza. Dans ces conditions, Netanyahou se muera en chef de guerre et la cuisine électorale attendra.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *