Amos oz… et ce que j’ai vu

 

J’ai vu des secouristes juifs israéliens intervenir auprès de ceux qu’on appelle des ‘palestiniens’, pour sauver la vie de leur enfant. Chose faite, un arabe l’attendait à la sortie du village. Alors qu’il était au volant de sa voiture – le secouriste juif.- lui tirer une balle dans la tête.

Amos Oz s’en est allé.

J’ai vu une mère arabe dans un village arabe cacher un couteau dans sa tenue alors que je venais bénévolement aider son enfant en stress post trauma. Me voici le dos collé au mur faisant toutes les manœuvres possibles et incongrues pour ne jamais l’avoir dans le dos. Jusqu’à mon départ de leur domicile.

J’ai vu des arabes lancer des roquettes sur des villages d’enfants à feu nourris pour faire le plus de morts parmi eux..

J’ai vu des ‘palestiniens’ envoyer sur la ligne de frontière leur bébé en phase terminal se faire tuer. Les parents voulaient incriminer Tsahal et toucher une rente.

J’ai vu une femme prête à accoucher, se servir de l’ambulance israélienne pour faire passer dans ses jupons, de quoi commettre un meurtre à l’hôpital qui l’accueillait.

Amos Oz, grand écrivain à ne pas en douter…

J’ai vu…

Et 2 mois avant sa mort, Amos Oz, grand écrivain à ne pas en douter, écrit quand même, au seuil de sa vie : De partager avec un arabe sa maison pour amorcer un semblant de paix.

« Nous devons diviser la maison en 2 appartements et devenir voisins ». Essayez donc de diviser en 2 un studio de 25 m2 et contemplez les incidences désastreuses de cette promiscuité.

D’ailleurs, l’avait- il fait lui qui le prêchait tant ? Raisonne la sempiternelle question philosophique : Doit-on séparer le remarquable écrivain de l’homme politiquer très à gauche qu’il était… Comme d’ailleurs, nombre d intellectuels intimement convaincus des vertus du vivre ensemble ?

Son talent excuse-t-il  tout ?

Il est décédé. Qu il repose en paix après l’avoir tant souhaitée.

Emmanuelle Halioua

Emmanuelle Halioua

Emmanuelle Halioua

Emmanuelle Halioua, femme et mère est thérapeute spécialisée en trauma et en hypnose. Depuis Paris, elle nous envoie ses chroniques qui ne laissent personne indifférent

7 pensées sur “Amos oz… et ce que j’ai vu

  • 31 décembre 2018 à 10:21
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    un traite,l’heure du jugement est là

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  • 31 décembre 2018 à 10:54
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    Comme tout cela est bien dit. Rien ne vaut des faits pour contrer les idées certes magnifiques mais complètements irréalistes de certains de nos intellos.

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  • 31 décembre 2018 à 11:19
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    Pensez-vous qu’il soit moral de s’en prendre à qq’un qui n’est plus parmi nous. Moi aussi je n’étais pas d’accord avec ses idées mais un peu de décence mme Halioua

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    • 31 décembre 2018 à 11:13
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      Vous semblez en avoir à revendre cher Monsieur, je crains de ne pouvoir lutter.
      Portez vous bien.

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    • 1 janvier 2019 à 1:20
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      Évidemment personne ne se réjouit de la mort d’un homme.grand ou pas.Mais aujourd’hui mon coeur est auprès de ces israéliens, femmes et hommes qui pleurent un frère,un fils,une mère assassinés.Des applaudissements !!!! ont été entendus à la lecture d’une lettre de condoléances de MAHMOUD ABBAS dont le sang de nos victimes colle aux mains, lors de les funérailles d Amos Oz.Tristesse.incomprehension.

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  • 31 décembre 2018 à 11:50
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    la mort n’excuse pas une vie de dénigrement de son peuple. On peut respecter toutes les idées mais en tant de guerre, il faut se serrer les coudes. Je ne vais pas dire du mal de ce monsieur maintenant qu’il n’est plus. La conclusion de cette article me plait !

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  • 14 janvier 2019 à 1:14
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    La même semaine, décédait en Israël Tsvika Levy.
    Cet homme a consacré sa vie aux soldats isolés en Israël. Son décès bien sûr n’a pas eu le même écho que celui d’Amos Oz . Mais sa vie a été consacrée à une œuvre positive exceptionnelle et je vous invite à lire le résumé de son admirable parcours dans la plus pure tradition du hessed juif.
    https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2019/01/09/tsvika-levy-le-pere-des-soldats-isoles-1948-2018/

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