Yaniv Kovalski, le juif orthodoxe de la ligue catholique de football américain

Kovalski, est 1er israélien à recevoir une bourse de la ligue catholique de football américain des collèges.

Né il y a 23 ans et élevé à Jérusalem, Yaniv Kovalski est considéré par beaucoup d’amateurs de football américain, comme un véritable pionnier en son genre. Son profil de Goliath au pays des David interpelle : 1m85 de Hauteur pour 144 kilos font de lui un beau bébé sur lequel on se retourne !

Mais plus encore sur le fait qu’il ait reçu une bourse pour progresser en football, équivalence division 2. Pour ce faire, il a été admis au Collège Stonehill. Une école catholique privée catégorie « arts libéraux » établie dans le sud-est du Massachusetts.

Mais qui était le jeune Yaniv Kovalski ?

Né en Israël, élevé en tant que juif orthodoxe, comme tout juif religieux qui respecte le Shabbat, il ne jouait aucun match ni les vendredis soir ni les samedis. De même, bien enfoncé sur son crâne, il promenait son accessoire préféré : Une casquette version « camouflage » pour dissimuler sa calotte juive vissée sur le haut du chef.

Un parcours tout à fait logique quand on sait que sa maman, Deana Fein, née à New York, avait déménagé en Israël dans les années 1980, avant que d’épouser son mari en Eretz où ils élevèrent leurs trois enfants – (Un garçon – deux filles).

Ceci dit, Kovalski a commencé son parcours footballistique en 2011. Il a joué un an à la Ligue israélienne de lycée. Il remporte deux championnats en cinq ans et joue deux ans dans l’équipe nationale de football israélienne. En novembre 2014, Kovalski est recruté par les forces militaires israéliennes. Il reçoit l’autorisation de jouer au football en même temps que de faire sa période d ‘armée.

Le choc culturel

Mais l’Amérique n’est pas Israël. Kovalski doit à sa mère la citoyenneté américaine qui s’est immiscée dans ses veines à son corps défendant. Ainsi confronté à une autre culture, finit-il par se résoudre sans état d’âme à jouer le samedi.

Ce qui ne l’empêche pas de penser qu’il vit un véritable  « choc culturel ». Et de déclarer au Washington Post qu’il était ravi d’entrer de plein pied dans le vif du sujet mais que ce n’était pas évident de « faire avec » toutes les différences culturelles exploitées par l’Église catholique à Stonehill.

Parti le 13 juin de Jérusalem, Kovalski y est arrivé après 18 heures de voyage. Le campus se trouve au sud de Boston, à 25 minutes de Foxborough, la maison de Kraft’s Patriots.

Kraft-Kovalski

Kraft partage une complicité profonde avec Kovalski. Une connivence issue de leurs liens réciproques en Israël. Kraft et sa famille ont été les principaux sponsors du football en Israël depuis 1999 avec l’ouverture du Kraft Family Stadium à Jérusalem (grâce à un don de 6 millions de dollars) du premier terrain de football de taille réglementaire d’Israël.

« Je n’oublierai jamais quand nous avons construit ce stade à Jérusalem », a déclaré Kraft lors d’une interview. « Je me suis tenu là avant le match et j’ai entendu l’hymne national américain et l’hymne national israélien. Les deux étaient joués avec beaucoup de respect. J’en avais eu la chair de poule.

N’empêche !

Les derniers mois de Kovalski n’ont pas été faciles.

Deux des personnages les plus influents de sa vie sont passés de vie à trépas. Son père, Nahum Kovalski, en mai 2016 et son mentor Terry Hill en octobre. Et même si leur souvenir a aidé Kovalski à surmonter les complications découlant d’une opération de hernie qui eut lieu peu après, il a eu bien du mal à accepter de rester à l’hôpital pendant tout un long mois.

8 repas par jour !

Désormais il a retrouvé la santé. Il ingurgite huit repas par jour qu’il se fabrique lui-même dans une cuisine communautaire, pour aider à retrouver cette forme olympique occasionnée par son poids-santé d’antan !

Kovalski a repris ses matchs. Il assume avec tous ceux qui portent une croix d’argent pendue à leur cou de faire partie d’une équipe de football d’une université catholique qui circule dans des bus, drapeaux américains et israéliens flottant fièrement au vent.

« J’aimerais avoir beaucoup de Yaniv Kovalski tels que lui ! A déclaré Ehud Sharon, responsable de l’information sur le football américain en Israël. » « C’est vraiment l’objectif que nous mettons en place grâce à lui… Merci à ce véritable pionnier. « 

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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