Woody Allen furieux contre Amazon réclame 68 millions de dollars

Amazon coupable de manquement de parole envers Woody Allen ? Que voilà une question que Woody Allen serait en droit de se poser et qui pourrait, si avérée exacte leur couter 68 millions de dollars…A son propos comme pour tous ne dit-on pas que tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ?

C’est bien là ce que reproche Woody Allen à la sté Amazon. Un Woody furieux qui vient de l’attaquer devant la justice américaine pour « rupture abusive de contrat », reprochant au géant d’internet d’avoir mis fin à leur engagement sur la base d’accusations anciennes et jamais réellement confirmées !

En effet et alors que mis en accusation, aucune des enquêtes judiciaires n’ait pu confirmer l’accusation d’abus sexuels sur sa fille adoptive Dylan Farrow, qui avait alors sept ans, Amazon se pare de cet acte de justice non encore totalement élucidé pour mettre fin à l’engagement qui liait les deux parties.

Un fait « bonne-mauvaise excuse » pour refuser de lui verser, entre autres, les neuf millions de dollars prévus pour le financement du long métrage « A Rainy Day in New York », déjà tourné.

 Pourquoi une telle somme ?

Selon le Wall Street Journal et Variety, citant l’assignation déposée par le cabinet Quinn Emanuel devant un tribunal fédéral civil de Manhattan, le metteur en scène réclamerait à Amazon la modique somme de 68 millions de dollars au titre du contrat qui les liait et prévoyait la production et la distribution de quatre films et la distribution de « A Rainy Day in New York », qui n’est jamais sorti en salle et n’a pas non plus été mis en ligne sur la plateforme vidéo d’Amazon comme prévu audit contrat.

Une assignation dans laquelle Woody Allen reprocherait également au groupe de Seattle de ne pas avoir assuré la distribution du film, malgré son engagement contractuel.

Il affirme qu’Amazon lui aurait expliqué que la décision avait été prise du fait « d’accusations répétées », de « déclarations controversées » et « du refus de plus en plus répandu chez les acteurs et actrices majeurs de travailler ou d’être associés à son nom de quelque façon que ce soit ».

Une rupture unilatérale du contrat qui lui a porté le plus grand tort au travers de sa société de production Gravier Productions, des acteurs et actrices, en effet, se détractant après avoir donné leur accord pour travailler avec lui.

Juste ? Pas juste ? Vrai ? Faux ? Coïncidence ?

Le cinéaste a affirmé début juin son soutien au mouvement #metoo, estimant qu’il pourrait en être l’un des héros. « Je n’ai été accusé que par une femme, dans le cadre d’une affaire de garde d’enfants, qui a été l’objet d’une enquête et [l’accusation] s’est révélée fausse. J’ai été traîné dans la boue avec ces gens-là. Je suis un fervent partisan du mouvement #metoo », avait déclaré le réalisateur dans un entretien à la chaîne argentine Canal 13.

Des accusations qu’il a toujours vigoureusement niées ! Mais il faut bien considérer qu’avérés ou pas, les divers scandales pour abus sexuels mis à jour dernièrement, n’arrangent pas les affaires de notre homme et qu’il lui devient de plus en plus difficile de vivre aux Etats-Unis avec une telle réputation.

Alors… Vrai ? Faux ? Réputation voire calomnie ? Dans tous les cas horreur que cette incertitude qui pourrait lui nuire jusque dans ce petit pays dont il parle en des termes qui résonnent tel un écho à sa propre situation : « Quand Israël est menacé, attaqué ou critiqué, souvent de manière injuste, mon cœur et mon esprit de Juif ne peuvent en aucun cas y rester insensibles »…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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