Vu à laTV israélienne – Ce que les juifs séfarades ont subi à leur arrivée

Les créateurs de la série, « Salah, voici la Terre d’Israël », David Deri, Ruth Yuval et Doron Glazer, ont fait un excellent travail journalistique, ils y exposent de nouveaux documents concernant le racisme et la ségrégation subit par les juifs d’Afrique du nord en Israël. Du 15 juillet au 15 août, Coolamnews publie ses meilleurs articles de l’année écoulée. Article publié le 11/03/2018.

Une série qui dévoile, dans des conditions qui ne sont pas immédiatement familières à la plupart des spectateurs en Israël, nombre de témoignages accablants de vérité et de peine. Au moment où j’écris ces lignes la diffusion télévisée de cette série provoque soit une levée de bouclier, soit un réel et sincère mea-culpa. Les tensions ethniques sont tout ou partie de la mémoire collective d’Israël, suite à la discrimination systématique des Juifs séfarades et orientaux dans le passé et selon des réalités criantes et insupportables encore et toujours aujourd’hui. La réalité veut que toutes les quelques années, une série, un film ou une émission de télé-réalité ressuscite le «démon ethnique» et interroge sérieusement la société dans laquelle nous vivons.

Après l’indépendance, alors que la violence arabe les força à quitter leur pays natal, les Juifs sefardim et orientaux commencèrent à arriver en Israël en grand nombre. L’establishment ashkénaze considérait ces nouveaux venus comme des arriérés dont les traditions et la culture étaient similaires à celles des ennemis d’Israël, les Arabes.

Ainsi devinrent-ils les victimes d’une discrimination organisée et préméditée par les nouveaux maitres de race blanche. Dès leur arrivée en Israël, ils se virent méthodiquement expédiés dans des camps de transit où les conditions de vie n’étaient pas des plus tendres. Quand ils purent enfin quitter ces camps, leur destination était un aller simple pour les seules villes de développement dans le désert du Néguev entre autres.

Dans la bouche de David Ben Gourion

Dans la version israélienne du «creuset», les Juifs sefardim et orientaux furent encouragé à se conformer à l’idéal sioniste ashkénaze occidental, principalement via les écoles publiques et l’armée. Leurs enfants étudièrent, au sein de l’enseignement séculier, le patrimoine culturel et les personnages historiques ashkénazes, c’est tout!

Dans les écoles religieuses d’état, ils seront contraints de pratiquer un judaïsme aux sons de la cloche ashkénaze. Nul n’est besoin de rappeler l’attitude d’apartheid du monde orthodoxe qui jusqu’à ce jour agit en toute impunité à l’encontre du monde Séfaradi et Mizrahi. Les propos sans appel de David Ben Gourion, alors Premier ministre d’Israël, témoigne de cette farouche volonté du monde ashkénaze dans les premières années de l’Etat: « Ces Juifs du Maroc n’avaient pas d’éducation. Leurs coutumes sont celles des Arabes … La culture du Maroc que je n’aimerais pas avoir ici … Nous ne voulons pas que les Israéliens deviennent des Arabes.  »

Les Séfarades absents de la direction du pays

Le décalage entre la situation novice et vulnérable des immigrants et la détermination des responsables et dirigeants de l’Agence juive à implanter cette manne humaine dans des zones isolées, sans infrastructure économique ou d’emploi, est quasiment impensable. Preuves en sont ces protocoles dans lesquels des fonctionnaires, juifs, menacent ceux qui ne coopèreraient pas, d’être, entendez bien, privés des avantages de l’intégration, c’est-à-dire d’emploi ou de logement.

Il est ahurissant de constater que ces mêmes gens, rescapés d’Europe, puissent se conduire avec autant de froideur et de dégout face à leurs frères. Un refus catégorique et sans appel de la parole prophétique annonçant le rassemblement des exilés.

Les efforts de l’establishment ashkénaze pour «moderniser» les Juifs sefardim et orientaux furent en grande partie infructueux, ces derniers gardèrent leur culture unique et leur identité forte. Au début des années 1970, s’ils représentaient la moitié de la population d’Israël, ils étaient toujours absents de la direction du pays, absents dans les universités, mais présent dans la précarité, le chômage et les prisons. Etonnamment, au même moment, leur famille arrivée en France, dans les années 60, gravissait tous les échelons de la société française à tous les niveaux et dans tous les domaines….

LA SERIE TV SE POURSUIT, MON TEXTE AUSSI. A SUIVRE

Rony Akrich

Rony Akrich

Rony Akrich 62 ans (les Passions d'un Hebreu) enseigne l'historiosophie biblique, il est l'auteur de 3 ouvrages sur la pensee Hebraique et ecrit nombre de chroniques et aphorismes en hebreu et francais. Il est le fondateur du "Cafe Daat" a Jerusalem (une forme d'universite populaire). Il reside a Kiriat Arba en Judee, pere de 7 enfants et 19 petits enfants

Une pensée sur “Vu à laTV israélienne – Ce que les juifs séfarades ont subi à leur arrivée

  • 13 août 2018 à 1:24
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    c’est quoi cette merde c’est un nazi qui a écrit ce texte?

    //Ainsi devinrent-ils les victimes d’une discrimination organisée et préméditée par les nouveaux maitres de race blanche. Dès leur arrivée en Israël, ils se virent méthodiquement expédiés dans des camps de transit où les conditions de vie n’étaient pas des plus tendres. //

    Et eux les séfarades vis à vis des falashas ils étaient normaux peut être?
    c’est comme ça l’homme est un loup pour l’homme.
    Tout le monde est passé par les maabarot – les camps de transit – ils y sont resté moins longtemps que les palestiniens dans les leurs.
    Chaque communauté nouvelle en a pris plein la gueule – c’est normal c’est humain.
    Les allemands, les russes, sont le haut du pavé – les autres de la merde ou presque. Même encore maintenant; Et les Sabras je ne vous dis pas.
    Sabra uber alles.
    Je n’accepte pas le ton nazi de cet article.
    aujourd’hui ce sont les français les victimes les français dont les diplômes ne sont même pas reconnus – ne leur reste qu’a revenir en France.

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