Voyage au centre de la terre des femmes-Haredi d’Israël…

 

S’il est un monde auquel l’israélien lambda n’a pas accès c’est bien celui des Haredi. Quoique… Pis encore, ses femmes forcées à une discrétion proche de « l’invisibilité » !

Une étude parue sur le site « The Israël Democracy Institute » tente de déverrouiller quelques serrures, d’entrouvrir quelques portes, de glisser un regard  bienveillant sur une communauté carrément enfermée sur elle-même.

« À la fin des années 1990, explique Le procureur Ariel Deri, PDG du mouvement social ultra-orthodoxe « Tov », les premières tentatives ont été faites pour intégrer les étudiants ultra-orthodoxes dans des parcours spécialisés dans les collèges israéliens.

Ces tentatives ont été intensifiées lorsque le Conseil de l’enseignement supérieur en Israël a annoncé sa décision d’établir un collège qui serait administré par une organisation ultra-orthodoxe à but non lucratif. Un enseignement pédagogique digne de ce nom, supervisé par une institution universitaire accréditée.

En quelques années, cela a mené à la création du Collège Haredi de Bnei Brak, du Collège Haredi de Jérusalem, de l’extension Haredi du Collège Ono et d’autres institutions dans lesquelles plus de 7 000 étudiants ultra-orthodoxes étudient aujourd’hui. »

Ceci dit, le phénomène des femmes et des jeunes en détresse, ce monde féminin  en marge de la société n’est pas nouveau. Il a été étudié dans le monde entier.

Une révolution de la condition de la femme

Ainsi le procureur Noach Korman, décrit les problèmes plus spécifiquement féminins inhérent à la société ultra-orthodoxe établie en Israël. Il explicite plus particulièrement tous les facteurs qui créent des situations de risque et d’aliénation chez les femmes et les filles ultra-orthodoxes et la façon dont le problème est traité au niveau de la famille et de la société..

Et de constater une évolution indéniable, voire une révolution de la condition de la femme autorisée à sortir de son ignorance. Ce qui, toutefois, ne devrait relever que d’une « normalité des plus normales » !

En l’espèce, écoutons les explications de Naomi Perl, co-fondatrice du conservatoire de musique Ron Shulamit pour les filles Haredi, directrice des programmes de l’Institut Mandel Leadership dans la communauté Haredi et fondatrice du programme Shluchei Tzibur à l’Université hébraïque de Jérusalem .

Une femme témoin d’autres femmes. Une femme qui met l’accent sur le parcours de ces femmes ultra-orthodoxes. Elle raconte l’impossible hier encore : Une lumière dans le noir, une lueur, un cheminement qui permet à ces femmes d’aborder des disciplines variées, de s’y distinguer et d’obtenir enfin un statut dans ce monde si spécial.

Une autre facette « du problème » (!) est évoquée par Eti Meller, directrice des programmes de l’initiative Emploi de Tevet.

Rien n’empêche la femme religieuse de se maquiller, d’être belle

Au cours de la dernière décennie, dit-elle, les chercheurs et les organismes gouvernementaux ont recherché des solutions au problème de l’emploi dans le secteur Haredi-hommes. Mais pas seulement. Ces groupes d’étude se sont penchés également sur celui des femmes. Leur motivation pour réclamer le droit d’accéder au monde du travail. Les obstacles qu’elles se doivent de surmonter pour y être acceptées…

Dernier obstacle : Quel habit fera de cette nouvelle femme une femme acceptable, toujours modeste ? Car enfin il existe une grande différence entre la perception de la beauté physique chez les laïques et celle des religieuses obligées de respecter le concept d’une « modestie obligatoire inhérente à LA femme ».

Mais Shalhevet Hasdiel, rédactrice en chef de Fine Stylish , un magazine de mode ultra-orthodoxe de rétorquer vivement que grâce aux innovations des cosmétiques, rien n’empêche la femme religieuse de se maquiller, d’être belle et ce, tout en continuant de respecter la loi juive..

Voilà qui est dit !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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