Vous détestez araignées, vers à soie & Cie, selon Israël, vous avez bien tort !

Bien évidemment il est plus que tout à fait souhaitable que vous n’ayez jamais besoin de ces si charmantes bestioles, Tfou,Tfou, Tfou ! Mais si vous n’aviez pas cette chance, un jour, le plus tard possible, vous seriez heureux de mettre tous vos espoirs dans le talent du vers à soie et l’araignée.

En effet, les savants de l’Institut Weizmann soupçonnent ces petites bêtes qui vous effraient tant de posséder la vertu de soigner sinon remplacer les cellules du cerveau ravagé par les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Cette étude a été prise en mains par une nouvelle venue, le Dr Ulyana Shimanovich, à l’Institut Weizmann de Rehovot, secteur Département des Matériaux et Interfaces.

Quelle est l’hypothèse de travail du Dr Ulyana Shimanovich ?

De la constatation, ( en dehors du fait que personne ne sait les soigner), que les hommes et femmes atteints des maladies d’Alzheimer et de Parkinson souffrent d’un processus qui entraine la dégradation irréversible de leur cerveau.

Les responsables de cette catastrophe sont des fibres de protéine, des plaques collantes apparemment proches des fibrilles élastiques filés par le vers à soie et l’araignée, explique le Dr Ulyana Shimanovich fascinée par cette découverte.  «  Traditionnellement, continue-t-elle, les amyloïdes sont considérés comme purement « mauvais » parce qu’ils forment des plaques toxiques ou des faisceaux dans le cerveau. »

Des propriétés positives

Ce sont ses recherches sur les propriétés biochimiques des amyloïdes qui ont permis de montrer qu’ils pouvaient aussi avoir des propriétés positives. Ne lui reste qu’à trouver le moyen d’utiliser les fils des arachnides pour fixer ceux des humains !

Ce que le docteur Shimanovich doit comprendre, ce sont les mécanismes nécessaires pour créer des fibrilles de protéines utiles et réussir à briser les nuisibles. Il lui faudra ensuite pouvoir corréler la structure et la fonctionnalité des diverses fibrilles de protéine à nano échelle. Et pour terminer, contrôler leur formation.

La protéine-soie

Sa matière première  est la protéine-soie tirée directement des glandes à soie des vers à soie vivants et des araignées.  Elle pense pouvoir utilise ces fibres pour contrôler les processus d’auto-assemblage des protéines amyloïdes pathologiques (malades) en les convertissant en biomatériaux fonctionnels.

« Ainsi la soie serait utilisée pour guérir les cellules au lieu d’utiliser des composés chimiques qui peuvent causer des effets délétères sur les cellules environnantes… Une approche qui consisterait à assimiler les propriétés naturelles «positives» des protéines dans la nature pour corriger les déficiences de la nature. »…

Quel beau programme !

Si ce n’est qu’il reste une inconnue de taille : A quand sa réalisation ?

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Vous détestez araignées, vers à soie & Cie, selon Israël, vous avez bien tort !

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    14 décembre 2016 à 17 h 04 min
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    En tous cas recherches très pertinentes. Bravo et je vous souhaite un franc et magistral succes.

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