Vœux de bonheur ? Les précieux conseils de deux sommités israéliennes

A D. ne plaise : Que les « vœux de bonheur » ne restent pas des vœux pieux ! Envoyer ses meilleurs vœux de bonheur pour la nouvelle année, c’est bien! S’attarder pour vérifier que l’heureux bénéficiaire réunisse toutes les conditions pour vivre heureux, c’est mieux !

A quelques jours de l’année civile 2019, « Envoyer ses meilleurs vœux de bonheur et point/barre », est un peu trop facile, une façon de faire qui dissimule à peine un manque de chaleur manifeste, trop peu de sollicitude.

En revanche il est recommandé de prendre la peine d’accompagner ces conseils de rappels du genre non seulement il est indispensable de s’astreindre à relativiser les problèmes inhérents à chacun d’entre nous, mais il est tout aussi important de ne pas manquer la plus petite occasion de se réjouir d’être vivant et bien vivant, partant du principe que même si la vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie…

Ceci-étant, si cela ne suffisait pas, la moindre des choses serait alors de faire savoir qu’il existe des « Raham » en la matière, des professeurs de bonheur de nationalité israélienne qui ont largement fait leurs preuves.

Notre relation à l’autre

Ainsi le psychologue Daniel Kahneman et son disciple Tal Ben-Shahar pour ne citer que ces deux personnages sont connus et reconnus comme d’excellents professeurs de bonheur avec pour hypothèse de travail que « son déterminant le plus important est une bonne relation avec les autres. »

Que préconisent-ils ? Le premier, Daniel Kahneman né le 5 mars 1934 à Tel-Aviv est un psychologue et économiste américano-israélien qui occupe un poste de professeur à l’université de Princeton.

Lauréat du « prix Nobel d’économie » en 2002 pour ses travaux fondateurs sur la théorie des perspectives, base de la finance comportementale, il est reconnu comme le psychologue vivant le plus influent au monde. Et ce personnage attachant de dévoiler lors d’une interview sur TED Talk, (une nouvelle série de podcasts qui approfondit les conversations avec des orateurs célèbres), qu’être heureux est en relation directe avec la façon de gérer ses relations, qu’il est nécessaire de passer du temps avec des gens que l’on aime et qui vous aiment en retour, que c’est le seul moyen de donner un sens à sa vie, d’empêcher la déprime !

Que voilà un conseil plein de bon sens qui devrait avoir fait son chemin, après avoir été visionné plus de 5 millions de fois sur ce media !

1 000 amis sur Facebook ne se substituent à rien ni personne !

Quant au second, Tal Ben-Shahar, s’il est connu comme le professeur de bonheur le plus populaire de l’histoire de Harvard, il est aussi le disciple fidèle de Kahneman, persuadé lui aussi que le déterminant le plus important de notre bonheur est notre relation avec les autres. Et pour ce faire, peu importe le type d’appartenance, reste primordial de devenir membre d’une association, membre d’une « église » quelconque, (la synagogue répond parfaitement à ce critère), d’un club de voile, de ski, de golf, et la liste n’est pas exhaustive, le but étant d’être un membre actif parfaitement intégré. « Cela pourrait être une relation amoureuse, amicale ou de travail, explique-t-il, cela n’a pas d’importance, à condition que les intervenants soient bien réels : 1 000 amis sur Facebook ne se substituent à rien ni personne !

« Ses conseils, explique-t-on à son propos, sont validés par des études universitaires. Leur force réside dans leur pouvoir transformateur, car pour lui, qui ne croit ni aux miracles ni aux formules magiques, c’est en conjuguant réflexion et action, ce qu’il appelle la « réfléAction », que l’on façonne progressivement les contours et le contenu de son existence. Ce n’est donc pas un hasard si l’autre avantage de sa méthode est la simplicité des outils qu’elle propose.

« L’apprentissage du bonheur serait donc une affaire de tous les jours ».

N’empêche, si l’un et l’autre commencent leur discours par ce genre de mise en garde : « La dernière chose que nous voudrions vous voir penser, c’est que nous sommes constamment heureux et que vous aussi le serez après avoir pris connaiisance de cette méthode, les hauts et les bas, les échecs de tous ordres, les variations d’humeur ou problèmes de santé étant inhérents à la condition humaine…

… Tous deux de conclure par cette réflexion ultime : Avant toute chose et c’est le plus difficile, donnez-vous le droit d’être heureux !

Ne pourrait-on ajouter que pour tout israélien qui se respecte, nouvel immigrant ou vieux de la vieille, chacun bien conscient de la chance qu’il a de vivre en Eretz, plus qu’un droit, c’est, petit minimum, un véritable devoir que d’y être heureux…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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