Vers la fin de la vague d’attentats au couteau ? Etat des lieux

Etat des lieux: Se dirige-t-on vers la fin de la vague d’attentats au l’on a surnommée « l’Intifada des couteaux »?

Le 26 septembre 2017, deux ans après le déclenchement de la vague de terrorisme populaire (début Octobre 2015), une fusillade a été menée dans la localité d’Har Adar, au Nord-Ouest de Jérusalem. Cette attaque terroriste a été menée dans le cadre du terrorisme populaire (la « résistance populaire » comme l’appellent les Palestiniens). La stratégie de terrorisme populaire a été adoptée il y a huit ans par l’Autorité Palestinienne et le Fatah lors de la sixième convention du Fatah. Cette stratégie, réaffirmée par la septième conférence du Fatah à Ramallah (29 novembre – 4 décembre 2016), reçoit l’aide politique, informationnelle et financière de l’Autorité Palestinienne et du Fatah.

Il y a eu des changements importants dans la portée du terrorisme populaire au cours des deux dernières années. Au cours de cette période, on peut distinguer deux étapes: dans la première étape (Octobre 2015 – Mars 2016), des dizaines d’attaques importantes ont été menées chaque mois en Judée-Samarie et en Israël. Cette vague s’est évanouie après environ six mois. Dans la deuxième étape, le nombre d’attaques terroristes s’est stabilisé (entre 5 et 13 attaques significatives par mois). Au cours des deux dernières années, 342 attaques terroristes importantes ont été menées dans le cadre du terrorisme populaire.

Moyens non-violents

Selon Mahmoud Abbas, la « résistance populaire » (le terrorisme populaire) est exercée par des moyens non-violents. Abbas a déclaré récemment qu’il s’opposait à toutes les formes de terrorisme et que la lutte palestinienne était politique. Le fait de présenter de cette manière la « résistance populaire » est incorrecte car de graves violences sont menées en pratique, qui ont fait de nombreuses victimes parmi les citoyens israéliens et parmi les forces de sécurité israéliennes. Dans les attaques commises au cours des deux dernières années dans le cadre du terrorisme populaire, 59 Israéliens ont été tués. Au total, au cours des huit dernières années, depuis que le Fatah et l’Autorité Palestinienne ont adopté la stratégie de « résistance populaire », 109 Israéliens, la plupart des civils, ont été tués.

Selon le centre Meïr Amit d’information sur les renseignement, l’Autorité Palestinienne et le Fatah continueront à encourager le terrorisme populaire tout en essayant de le maintenir à un niveau contrôlé (de leur avis), en réponse aux contraintes internes et comme un appui à la campagne internationale menée par l’AP contre Israël. D’un autre côté, le Hamas déploie un effort public pour intensifier le terrorisme populaire et en faire une intifada armée, à laquelle s’oppose l’Autorité Palestinienne. Les experts du centre Meïr Amit ne peuvent pas déterminer si la tendance à la stabilisation de la portée du terrorisme se poursuivra au fil du temps ou si nous assistons à une accalmie temporaire, après quoi une nouvelle vague de terrorisme populaire éclatera.

Enflammer la haine

Le terrorisme populaire (la « résistance populaire ») et l’incitation qui l’accompagne constituent un obstacle à la paix. Ils enflamment la haine pour Israël, créant l’illusion qu’il sera possible de forcer Israël à répondre aux « droits des Palestiniens » par la force et encouragent l’engagement palestinien aux exigences extrêmes (y compris le « droit au retour » des réfugiés palestiniens). Dans le même temps, le terrorisme populaire et l’incitation aggravent l’animosité du public israélien à l’égard des Palestiniens et créent une méfiance profonde et persistante à l’égard du leadership israélien.

À l’avenir, le terrorisme populaire risque également de torpiller tout processus diplomatique entre Israël et les Palestiniens, comme cela s’est produit dans les années 1990 après les Accords d’Oslo. Par conséquent, la cessation de la violence et de l’incitation qui l’accompagne doivent être une condition préalable à la reprise des négociations israélo-palestiniennes.

SOURCE: Centre Meïr Amit

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