La difficile survie des quelques juifs chinois

Oh ils ne sont pas bien nombreux : A peine une centaine de familles judéo-chinoises qui vivent encore aux alentours de la ville de Kaifeng, à l’Est de Zhengzhou.

Leurs ancêtres étaient des marchands venus de Perse par la Route de la Soie au VIIIème siècle dans ce qui était alors la capitale de ce vaste pays. A l’époque on comptait jusqu’à 300 familles. Les historiens pensent que cette communauté serait la plus ancienne dont on garde la trace puisqu’elle se serait installée sous le règne de l’empereur Mingdi (55-75), comme l’attestent des stèles retrouvées sur place.

La synagogue de Kaifeng fut bâtie en 1163 et la communauté vécut longtemps dans l’isolement le plus total. Mais actuellement, ils sont un si petit nombre que les circuits touristiques, désespérés, les ont définitivement classés dans la catégorie des espèces en voie de disparition, ne faisant même plus visiter les ruines de leur dernière synagogue. Des vestiges que cette minuscule communauté s’est vue sommée d’effacer de la surface de la terre.

Comme elle a dû supprimer toute trace de son patrimoine historique à la demande expresse du président Xi Jinping qui a exigé de se prémunir « des infiltrations de puissances étrangères dans la société chinoise, par le biais de moyens religieux ».

Au niveau des relations bilatérales Israël-Chine, une série d’investisseurs chinois non juifs font des allers-retours au gré des affaires qui se présentent. Quelques 9.000 chinois travaillent d’ores et déjà en Israël dans le domaine du bâtiment dans le cadre d’un accord signé entre Israël et la Chine. Côté touristes, si l’on en croit moults tours opérateurs chinois, ils devraient sensiblement augmenter après la pandémie.

Quant aux étudiants, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s’inscrire dans les universités israéliennes, tel le Technion.

Chinois et juif ou juif et chinois, que ne font-ils leur Alyah ?

« Nous connaissons une Chinoise qui a suivi un cursus de Yiddish et qui le parle parfaitement », raconte à qui veut l’entendre Ran Beinerman, président de l’Association d’amitié Chine-Israël. Lui-même d’origine chinoise, il a fait son alyah à l’âge de 8 ans avec toute sa famille, en 1947.

Dans ce contexte, ils ne sont qu’une douzaine, (voire maximum deux douzaines d’habitants de la ville de Kaifeng) à vouloir faire leur Alyah.

Leur resterait à prouver leur origine juive ou à se convertir pour l’obtenir officiellement comme d’autres avant eux, comme Yaakov Wang, kippa sur la tête dont le rêve est de devenir rabbin, comme cinq jeunes chinoises, elles aussi en Israël depuis l’année dernière ou, comme Eliezer Chayni-Marom, un amiral d’origine chinoise qui fut commandant de la marine israélienne de 2007 à 2011…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

2 pensées sur “La difficile survie des quelques juifs chinois

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    27 février 2018 à 0 h 25 min
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    Alors, si je comprends bien, des Juifs Français tels que nous ne puvons faire notre Alyah, parce que le prix de l’immobilier en France a diminué de 30 % pendant que l’immobilier Israélien a progressé de 300 % et Israël accueille 9 000 Chinois non-Juifs.
    Sans compter les Etudiants Chinois qui sont réputés pour copier des données et piquer des brevets !
    Bref, quid du Judaisme et de la Judéité d’Israel ?
    Il n’y a que l’argent qui compte et bien sûr il n’a pas d’odeur !
    Israël préfère protéger ses escrocs au Forex plutôt que de rembourser les gens qui ont déposé plainte et qu’il ont été ruinés à cause d’eux.
    Où est passé l’Honneur d’Israel ?

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    27 octobre 2020 à 17 h 54 min
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    Le prix de l’immobilier n’a pas baissé de 30% en France. Il a peut etre stagné et encore pas dans toutes les villes, par contre les prix en Israel ont bien augmenté, mais pas partout et le probléme est que les juifs français, qui font leur alyah souhaitent habiter à Tel Aviv, à Natanya, à Jerusalem , les logements neufs dans ces villes sont chers et les loyers y sont élevés. Parc contre il y a d’autres villes, où l’immobilier est moins onéreux, cela dit je comprends, qu’il est difficile pour un juif européen de faire l’alyah, si il ne dispose pas de moyens corrects , car l’euro est faible, quand j’ai fait mon alyah en 2008 l’euro était à 5,75 nis et maintenant il est à 4 nis, si Israel ne fait rien pour faire baisser le shekel, les juifs européens ne viendront pas ou alors voiendront ceux, qui disposent de revenus confortables. Il est donc plus facile pour un juif chinois, indien, africain ou russe d’envisager l’alyah, car il sait , qu’il trouvera une meilleure situation en Israel, par contre il est normal, qu’un juif européen hésite à abandonner sa situation correcte en France ou en Angleterre. De plus concernant les 9000 travailleurs chinois en Israel, qui pour certains sont ici depuis plusieurs années, ceux sont des gens très travailleurs et qui se débrouillent bien en hébreu. Parmi les escrocs du Forex , il y a de nombreux juifs français et si des plaintes sont déposées en France, Israel extradira ces personnes à la demande de la demande de la justice française.

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