Une start-up israélienne sécurise la ville de Nice

Vedette incontestée de la ville de Nice, l’application israélienne REPORTY fait son cinéma ! 

Testé dans le midi de la France depuis quelques jours à peine, REPORTY ne cesse de devoir prouver combien il lui est aisé de mettre à la portée du premier venu, le pouvoir de signaler, en temps réel, toute menace qu’elle soit de l’ordre de l’incivilité ordinaire ou de la catastrophe nationale !

Et puisque le principe même de cette nouveauté appartient au domaine visuel, rien de mieux que de prendre connaissance de cette vidéo :

Invitée par Christophe Gardon Responsable adjoint du centre des opération de commandement de la police municipale, Christian Estrosi Maire (LR) de Nice sous la houlette de Moshe Leon, (responsable commercial du système REPORTY), à peine arrivée cette petite dernière fait parler d’elle dans les chaumières comme dans les palais niçois depuis le 15 janvier !

Logique dans un monde devenu fou, une civilisation en pleine décadence menacée de toutes parts par un terrorisme aussi sanglant qu’aveugle, la star des start-Ups israéliennes arrive auréolée du fait de s’occuper de sécurité publique. Et c’est ainsi que l’on peut voir un niçois lambda faire la démonstration de l’efficacité du logiciel, signaler une situation d’urgence, qu’elle soit criminelle, médicale ou terroriste, un incident personnel ou un événement extérieur.

Bizarrement cette application ne fait pas l’unanimité !

« La possibilité de prévenir les forces de police, images à l’appui, d’un délit ou d’un crime a déclenché la fureur des élus municipaux socialistes. “C’est une démarche contestable sur le fond et inadmissible sur la forme (…) qui ressemble à l’organisation d’un processus de délation généralisée » dénoncent-ils. Le très “high-tech” et non moins très “sécuritaire” maire de Nice Christian Estrosi trouve l’application “révolutionnaire”. Moins enthousiastes, certains policiers craignent qu’une partie de la population ne se sentent « investis d’une mission » peut-on lire dans Nice Matin.

N’est pas policier qui veut !

Cédric Michel, le président du Syndicat de défense des policiers municipaux s’inquiète sur “la part d’utilisateurs qui vont découvrir des incivilités de manière inopinée et la part de ceux qui, au contraire, vont traquer le délit ou l’incident et donc s’exposer de façon dangereuse » !

Des associations ont critiqué REPORTY sur un autre plan. En cause, la protection de la vie privée, ce qui n’est pas étonnant, Facebook et Cie étant passés par là !

Une nouveauté qui ne plaît pas à tout le monde ?

Télécharger l’application en amont peut permettre de donner des informations sur un dossier médical (groupe sanguin, maladies, opérations…) et sur les personnes à contacter en cas d’urgence. Des informations parfois vitales suivant les évènements.”

Amir Elishai, le fondateur et PDG de REPORTY, se défend d’avoir créé cette application “pour aider la police, obtenir des informations sur les gens ou les espionner”.

« Notre système n’a été conçu que dans le but d’aider toute personne en situation dangereuse, collecter au plus vite les informations nécessaires afin de lui apporter les services les plus utiles en un temps record”.

Et de prendre l’exemple de carnages telle l’’attaque terroriste du Bataclan. Il rappelle que “les forces de police avaient mis beaucoup trop de temps à arriver sur les lieux. Si on avait eu la possibilité de centraliser les informations, de voir en temps réel ce que vivaient les gens, leur localisation, des vies auraient probablement pu être sauvées.”

Alors la start-up israélienne a-t-elle séduit les niçois ?

Outre le fait que la CNIL doit encore, elle aussi, rendre un avis définitif, dans tous les cas de figure, la ville de Nice, prudente, a assuré être encore en phase de test.

2000 personnes vont pouvoir utiliser REPORTY pendant deux mois, vérifier si le cahier des charges est bien respecté, tous enseignements utiles avant une mise en place généralisée

Et si par hasard il restait un doute ici où là, il serait toujours temps de faire intervenir l’un des premiers contributeurs, l’ex-premier ministre travailliste d’Israël Ehoud Barak, actuel directeur de la start-up et VIP de luxe !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *