Une nouvelle donne dans le conflit Israélo-Palestinien *

Analyse: Avec l’Iran comme véritable ennemi, les liens saoudiens-israéliens seront basés sur l’intérêt. Le général saoudien à la retraite a laissé entendre que son pays est prêt à renoncer à l’initiative de paix arabe et à reporter la question de Jérusalem jusqu’à la dernière étape des pourparlers de paix israélo-palestiniens. Pour autant il a aussi déçu en affirmant qu’il n’y aura pas de normalisation avec le monde arabe,  sans qu’Israël s’atèle à résoudre la situation avec les Palestiniens.


Le général est doté d’une personnalité
avenante et curieuse, et d’une solide expérience. De plus, dialoguer avec les Israéliens ne lui pose aucun problème. Je suppose que, dans le royaume étroitement fermé de l’Arabie saoudite, Eshki ne se serait pas permis de dialoguer avec Israël sans avoir reçu le feu vert des plus hautes autorités de Riyad.

Dans une première interview donnée à Yedioth Ahronoth, le général a averti que des initiatives diplomatiques doivent être encouragées, parce que « si la paix n’est pas atteinte sous Netanyahou, la paix nous glissera entre les mains ». Eshki était au cœur des entretiens –  pour la plupart confidentiels – avec le Dr Dore Gold, conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Il s’était rendu en avion en Israël et avait visité Jérusalem deux fois (au moins) et mené un marathon de discussions confidentielles avec des émissaires israéliens. Une le dialogue entamé,  il avait soulevé de nombreuses questions, et les services de renseignement occidentaux avaient suivi cela de très près.  Mais Israël avait échoué à saisir cette opportunité, et les choses s’étaient délitées une fois Gold reparti et Eshki avait commencé à agir discrètement en sous main.

 

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