Un espion Bahaï d’Israël au Yémen ou faux prétexte ?

Les autorités yéménites ont remis en cause un membre de la secte Bahaï et le soupçonnent de contacts avec Israël. Les policiers l’accusent de chercher à établir une base pour la communauté dans le pays à majorité musulmane, déclare l’agence officielle Saba.

Mais l’épouse de l ‘accusé et des militants des droits locaux disent que les accusations portées contre Hamed Merza Kamali Serostani font partie d’une plus large persécution du Yémen à l’égard de sa communauté Bahaï qui vise à détourner l’attention du peuple.

Une pensée sur “Un espion Bahaï d’Israël au Yémen ou faux prétexte ?

  • 23 janvier 2015 à 5:31
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    Paris, le 23 janvier 2015 – Au mépris de la justice, les autorités du Yémen ont accusé Hamed Kamal bin Haydara, un ressortissant yéménite, d’être un espion pour le compte d’Israël et de convertir des musulmans à la foi bahá’íe. Ces accusations surviennent au début de sa deuxième année d’emprisonnement.

    Pendant tout ce temps, M. bin Haydara a été détenu sans aucune charge et a subi diverses formes de graves tortures ainsi que des violences psychologiques intenses afin de lui arracher une confession, confession que les autorités n’ont pas réussi à obtenir. En conséquence, M. bin Haydara souffre aujourd’hui de problèmes chroniques de santé.

    « Les accusations portées contre M. bin Haydara sont absurdes et sans fondement. Elles surviennent après plus d’un an de mauvais traitements, y compris l’isolement cellulaire au cours duquel les autorités ont à plusieurs reprises reconnu, en privé, leurs motivations religieuses pour cet emprisonnement », déclare Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies.

    « M. bin Haydara n’a enfreint aucune loi. Il est père de trois jeunes filles et un citoyen loyal du Yémen, poursuit Mme Dugal. Mais l’élément peut-être le plus ironique et révélateur de cet acte d’accusation, c’est que les autorités ont condamné M. bin Haydara pour avoir des principes moraux élevés, qui lui ont fait gagner la confiance de ses concitoyens. »

    « L’accusation d’espionnage pour le compte d’Israël est une déformation grotesque de la réalité, explique Mme Dugal. Les circonstances historiques qui ont conduit à la création du centre administratif et spirituel de la foi bahá’íe a eu lieu bien avant l’existence de l’état d’Israël. De plus les bahá’ís ne font pas de prosélytisme par principe, et tous les yéménites qui ont rejoint la foi bahá’íe l’ont fait de leur propre conviction. »

    « Les bahá’ís de France condamnent cette action illégale contre M. bin Haydara et lancent un appel pour sa libération immédiate. Les accusations sont entièrement fabriquées et ne reposent sur aucune preuve, » déclare Sophie Ménard, porte-parole des bahá’ís de France.

    Ces commentaires viennent sur fond d’accusations par les autorités que M. bin Haydara n’est pas un ressortissant yéménite et a contrefait son nom pour entrer dans le pays. M. bin Haydara est en fait né sur l’île de Socotra au Yémen et a vécu dans ce pays en tant que citoyen. Son père, un médecin, s’est installé au Yémen en provenance d’Iran dans les années 1940 et a obtenu la citoyenneté yéménite par le sultan de Mahra de Qishn et Socotra, en reconnaissance de son incomparable service aux pauvres. Sa citoyenneté a été naturellement et légitimement transmise à son fils. Le sultan a donné au père de M. bin Haydara son nom yéménite en honneur et en reconnaissance de son respect pour son pays d’adoption.

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