Un an après les émeutes, l’ambiance reste lourde à Sarcelles

Le calme semble aujourd’hui revenu à Sarcelles, selon une enquête du Parisien. « Mais c’est aussi qu’il y a des militaires partout », insiste le maire. Car dans le cadre du plan Vigipirate, ils assurent la protection des lieux de culte et des écoles religieuses. « Que se passera-t-il quand l’armée partira ? interroge Alain Bensimon, président de la communauté juive de Garges. On ne voit pas le bout du tunnel alors qu’on aimerait vivre sereinement, comme tout le monde ». Du côté de la municipalité, on a bien tenté d’organiser des rencontres entre les communautés, des débats sur des thématiques de société. « On veut montrer qu’on ne se laisse pas faire », remarque le député-maire. Mais les commerçants attaqués gardent encore des séquelles. «On exerce notre métier, mais la cicatrice reste», glisse René Banon, de confession juive, propriétaire de la pharmacie des Flanades incendiée et pillée ce jour-là, pour qui «l’antisémitisme a toujours existé» à Sarcelles. L’officine a rouvert deux mois et demi plus tard mais dans un autre local. L’ancienne boutique attend toujours les travaux.

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