Turkish Airlines offre un rabais sur ses vols à destination de « Al-Aqsa-Jérusalem » (sic)

Suite à la crise du Mont de Temple, Turkish Airlines offre des rabais sur ses vols Istanbul-Jérusalem

À la demande pressante de ses clients, Turkish Airlines, compagnie aérienne nationale turque, s’est vu contrainte de proposer des réductions sur ses vols aller-retour Istanbul-Jérusalem au départ de l’aéroport de Sabiha Gökçen.

Outre le fait qu’il n’y ait aucuns vols pour la capitale d’Israël mais bien pour Tel-Aviv où se situe l’aéroport international, cette « promotion » n’est pas une offre comme les autres. Il s’agit bien là de tourisme politique.

C’est suite à une campagne initiée par le public turc sur les médias sociaux que le directeur général de Turkish Airlines, Bilal Ekşi, a revu le prix des billets Istanbul-Jérusalem à la baisse. Dans un tweet publié le 9 août dernier, il a ainsi déclaré qu’un vol aller-retour vers la capitale israélienne coûterait désormais 159 dollars.

Même Erdogan s’y est mis

Une campagne rondement menée via le hashtag « # ThyKudüseİndirimYap », littéralement « Turkish Airlines offre un rabais vers Jérusalem », conséquence de la vague de violences qui s’est répandue en Israël avec la fermeture d’accès à  la Mosquée d’Al-Aqsa suite à la mort de deux gardes-frontières israéliens sauvagement assassinés par trois arabes israéliens lourdement armés. Le président Recep Tayyip Erdoğan avait appelé tous les musulmans à visiter le complexe de la mosquée Al-Aqsa dans un « mouvement de solidarité ». Sa petite phrase a surement pesé lourd dans la décision de la compagnie turque de promouvoir cette destination.

Deux jours après la fusillade mortelle, l’État hébreu avait mis en place des détecteurs de métaux et des caméras à l’entrée du lieu de prière musulman, renforçant ainsi la sécurité de cette partie du Mont du Temple, déclenchant l’ire injustifiée de la population arabe vivant en Israël et devant faire face à des critiques et des pressions internationales de la plus haute mauvaise foi.

Indiquant que ces mesures de sécurité étaient similaires à d’autres procédures dans divers sites sacrés à travers le monde, tels que La Mecque, Israël a tenu bon quelques jours, préférant jouer l’apaisement et enlevant les détecteurs de métaux. Le Cabinet de sécurité israélien a ainsi déclaré qu’un nouveau système de surveillance utilisant des « contrôles intelligents » basés sur une technologie de pointe serait à terme mise en place.

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j'ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l'Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

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