« Tu diras à la presse que c’est Al-Qaïda du Yémen »

L’homme braqué rue de Meaux à Paris, près de la porte de Pantin a raconté comment les deux frères Kouachi l’ont abordé pour lui voler son véhicule.

« Le conducteur descend, armé d’un pistolet mitrailleur. J’ai su par après que c’était une kalachnikov. Comme j’avais ma glace ouverte. Il me dit : ‘Descends de ta voiture, on a besoin de ta voiture.’ Je descends de ma voiture. A ce moment-là arrive une deuxième personne qui monte côté passager avec aussi un fusil avec une sorte de grenade au bout. Certainement un lance-grenades, quelque chose comme ça. Il s’installe à l’avant et moi, à ce moment-là, j’ai le réflexe d’ouvrir la porte arrière et de dire : « Je récupère mon chien. » L’homme a pu s’enfuir, avec son chien, indemne.

Il décrit des personnes « très très calmes, très déterminées, très posées, très professionnelles, des commandos ! Il n’a jamais élevé la voix, ils n’ont jamais couru, ils n’ont jamais paru excités. Ils n’étaient pas en transpiration. Rien de tout ça. Des gens en opération, qui ont donné l’impression d’être en opération. En partant, ils m’ont dit : « Si jamais, tu t’adresses… enfin, si les médias t’interrogent, tu diras : ‘C’est al-Qaïda au Yémen’. »

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