Tsahal : des infiltrations dans le Golan sont plus que probables

L’armée israélienne se prépare à une arrivée plus élevée de terroristes de l’Etat Islamique sur les hauteurs du Golan. Sachant qu’ils risquent de faire face à une armée d’une autre trempe que celles qu’ils ont déjà affrontées (d’un point de vue tactique, technologique et organisationnelle), les islamistes opèrent avec plus de prudence.

Des responsables de la sécurité israélienne signalent que les renseignements militaires préviennent régulièrement le Cabinet de la possibilité de pénétration d’islamistes de l’Etat Islamique dans les zones du Golan, théoriquement contrôlées par la Syrie, mais qui ne le sont pas vraiment. Ils affirment que l’Etat Islamique a déjà infiltré les milices rebelles islamistes dans les deux provinces syriennes de Dera’a et Quneitra.

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« Cette évaluation démontre que l’Etat Islamique, quand il se sentira prêt, pourra brusquement amener un nombre important de combattants dans cette zone du Golan », déclare un responsable. Le 27 novembre, il y a donc juste une semaine, l’armée israélienne achevait des manœuvres de 5 jours sur le Golan, destinées à accroître le niveau de surveillance de Tsahal des provinces syriennes voisines. Les rebelles islamistes, conduits par Jabhat al Nusra sont présumés contrôler 90% du Golan syrien, mais Tsahal a observé que la situation était instable.

Ces exercices ont été conduits par le Corps de Recherche de Renseignements de l’armée. Le Bataillon Vautour, qui agit grâce à des bases aériennes et terrestres de reconnaissance, s’est entraîné à tout un éventail de schémas de collecte de renseignements, ceci dans le cadre d’une attaque venue de Syrie. « Le manque d’autorité – ou de contrôle, que ce soit de la Syrie ou de rebelles non infiltrés – peut nous entraîner vers des événements parfaitement inattendus », a déclaré le Commandant d’escadron, le Lieutenant Colonel Itaï Dinour.

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Jusqu’à présent, Israël n’a pas été concrètement menacé par la révolte sunnite en Syrie, à l’instar d’autres pays avoisinants, tels que l’Irak, le Liban, la Syrie, et la Jordanie dans une moindre mesure. Pour prouver sa neutralité, et le plus souvent par humanisme, l’armée a reconnu avoir fourni de l’aide médicale et d’autres services aux Syriens et aux rebelles, qui sont d’origine parfois indéterminée.

« La situation reste clame pour le moment, mais nous sommes continuellement en alerte et gardons les yeux grands ouverts. Le secteur syrien est actif, instable et surtout changeant, ce qui requiert du bataillon que je dirige qu’il analyse les différentes menaces auxquelles il est confronté, particulièrement de la part des principaux groupes terroristes, » affirme le Lieutenant Colonel Itaï Dinour.

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