Trump antisémite ? Son gendre monte au créneau

En 2016 déjà, un tweet de Donald Trump avait mis le feu aux poudres. On y voyait Hillary Clinton avec en fond, des billets de banque flanqués d’une étoile rouge à six branches et ce slogan: « la candidate la plus corrompue de l’histoire ». Immédiatement, l’ancienne candidate à la Maison Blanche avait qualifié le tweet présidentiel de « montage clairement antisémite ». Trump avait finalement modifié son malheureux  tweet, remplaçant l’étoile rouge par un rond rouge.

A trois mois du scrutin aux Etats-Unis, l’affaire est ressortie des oubliettes. Les détracteurs de Trump ont collecté toutes les « gaffes »  du président les classifiant dans la rubrique raciste ou antisémite. Le joker de Trump en la matière reste son gendre.

La meilleure défense du locataire de la Maison de la Blanche reste sa famille. Sa fille Ivanka, son époux ainsi que leurs enfants sont juifs et le clament haut et fort. Jared Kushner s’est d’ailleurs fendu il y a quelques années, d’un texte intitulé « le Donald Trump que je connais ».

« Le Donald Trump que je connais », écrit son gendre

« Mon beau-père n’est pas antisémite. C’est aussi simple que ça. Donald Trump n’est pas antisémite et il n’est pas raciste », a écrit au lendemain des précédentes présidentielles, Jared Kushner dans l’Observer.

« Mon beau-père est une personne incroyablement aimante et tolérante, qui a accueilli avec bienveillance ma famille et notre judaïsme depuis que j’ai commencé à fréquenter ma femme », écrit-il. Il dépeint aussi un homme « instinctivement pro-juif et pro-Israël », qu’il a vu accueillir « des gens de toutes les origines raciales et religieuses, dans ses entreprises et dans sa vie privée ».

« Des accusations telles que « raciste » ou « antisémite » sont utilisées avec une insouciance telle qu’elle risque de vider ces mots de leur sens. Que restera-t-il pour dénoncer les vrais racistes ? », écrit aussi Jared Kushner.

Selon Kushner, il n’est pas raisonnable de blâmer Donald Trump pour les dérapages de certains de ses électeurs.

Celui qui est devenu par la suite l’émissaire spécial américain au Proche-Orient, raconte également la mort d’un grand-oncle et d’une grand-tante aux mains des Nazis, la fuite de sa grand-mère et sa rencontre avec son grand-père, échappé d’un camp de travail, qui avait vécu trois ans terré dans les bois.

Ce texte qui n’est plus tout neuf, circule de nouveau sur les réseaux sociaux. Il faut dire que Trump entretient des relations particulièrement bonnes avec sa fille et son gendre. Mais au delà du cercle familial, il est difficile pour les démocrates d’argumenter sur ce chapitre, au regard des actions engagées par l’administration actuelle, en faveur d’Israël.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

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