Tolérance zéro pour les citoyens violents en Israël

 

Ces derniers jours….
Mouvement de grève général dans tous les hôpitaux et centres médicaux d’Israël suite à l’agression d’une infirmière poignardée à l’hôpital Shmuel Harofeh. Par Rony Akrich

Un automobiliste, à Afula, donne des coups de pied, menace une femme et lui casse le nez suite à un simple accrochage. Il est arrêté alors qu’il tentait de fuir le pays!

Une plainte déposée auprès de la police du district de Dan au début du mois, pour violence sur mineurs, sera suivie d’une enquête discrète et permettra l’arrestation d’une résidente de Ramat Gan, âgée de 36 ans, employée dans un jardin d’enfants de la ville.

Tout être épris de droit et de justice ne peut rester insensible face aux comportements et à la conduite sans nom, si ce n’est criminelle, perpétrés par des Juifs scélérats.

Des personnels de santé, des patients jeunes ou âgés, des élèves, des professeurs, des conducteurs, des policiers, des militaires, des fonctionnaires, entre autres, sont agressés et agressent, malmenés et malmènent, menacés et menaçant, violés ou violentés et même brûlés vifs par une société en perte de ses repères moraux. Du religieux au séculier, du bourgeois au pauvre, de droite comme de gauche, tous hurlent, braillent, menacent mais jamais n’écoutent le prochain.

Arrogance, virulence et  passion froide

Le rationnel de la violence repose sur la notion de suprématie et sur une croyance bornée en l’absolu d’un pouvoir des puissants. Ces individus-là ne peuvent demeurer naïfs face aux palabres des avortons de l’Humanité et de leur prétendue morale. Ils sont résolus et armés d’arrogance, de virulence et de passion froide. Que leur importe le droit et le devoir, ils les méprisent. Les législations sont fabriquées pour les précaires et les éphémères.

Leur éthique, leur juste mesure et leur prétendue conscience desservent la race des seigneurs. Eux savent faire triompher le « vrai droit », celui de la nature pure et propre, les règles sociétales sont arbitraires, si elles existent c’est uniquement pour exaucer les faibles qui veulent se défendre des forts.

Calliclès, chez Platon, loue les vertus guerrières, l’ivresse de la volonté de puissance à l’égard du troupeau de l’Humanité que représente à ses yeux la société.

Pour une société plus juste

Les récents actes de violence ont causé non seulement la souffrance d’innocentes victimes, mais parfois la mort. Néanmoins, nous savons tous pertinemment qu’il existe un droit et une justice les concernant. C’est encore plus choquant d’apprendre que des Juifs sont à l’origine de telles barbaries, qui plus est, religieux dans nombre de cas. Ni la loi, ni la foi n’eurent droit de cité chez ces ordures!

Pour que notre société puisse invoquer l’innocence, il faudrait agir, faire tout notre possible pour que de telles actions abjectes ne se reproduisent plus. Cela est l’évidence même, tous les services concernés doivent se consacrer à ce labeur, pour une société plus juste, plus honnête. Nos forces de sécurité doivent repérer et punir ceux qui exécutent ces faits et gestes abominables, la tolérance zéro sera dorénavant la mesure étalon.

Il faut condamner les malfrats en col blanc, à kippa de couleur ou non, en blouse blanche ou en uniforme, homme ou femme, père ou mère, mari ou épouse, toute cette racaille nauséabonde doit prendre le chemin des geôles, non pour y moisir mais pour réapprendre à vivre aux sons des vraies valeurs humaines. Nul ne pourra rester en poste et continuer de salir et d’empoisonner l’environnement, non seulement les individus mais tout autant les institutions de toute obédience devront être fermées pour cause de salissure nationale. L’enseignement de la haine, de l’intolérance et l’incitation à la violence contre ces autres, qui ne nous ressemblent guère ou ne sont pas tels que nous le voudrions, doit être réprimé sans violence mais avec fermeté.

Mais tout cela n’est pas suffisant!

L’existence d’une jeunesse agressive, irritable, imprégnée de préjugés, révèle un défaut, une carence au sein de notre système d’enseignement national, comme du milieu familial éducatif, qui ne peut plus être ignorée. A ces fins, il faudrait pouvoir remettre en question l’ensemble des systèmes scolaires responsables de ces désastres: le religieux, le laïque et l’orthodoxe.

Acceptons que l’enseignement se conçoive comme la saisie d’un savoir. Ce dernier sera éventuellement d’ordre scientifique et technique, telle est la formule le plus souvent favorisée, elle demeure néanmoins trop réductionniste. La plupart de nos enfants terminent leur scolarité avec un certain bagage de savoir quantitatif mais on peut rarement les qualifier d’éduqués, au sens qualitatif du terme. Il faut que notre cher et tendre bambin commence à penser, à réfléchir et, à cet effet, puisse vivre et prendre connaissance de la vie, conscience de lui-même, prescience de l’homme.

L’instruction est bien plus qu’une science apprise et digérée, elle doit pénétrer l’être au plus profond de ce qu’il croit être. L’enseignement bouleverse totalement celui qui sait. Il lui offre la sagesse et l’élégance d’une culture, la conscience des valeurs du savoir humain. La famille et les institutions scolaires doivent, ensemble, faire œuvre d’éducation pour mieux soutenir l’évolution et le devenir de nos élèves, de nos enfants, pour les transporter vers une plus grande plénitude, sensibilité, perspicacité, érudition, ouverture et responsabilité.

Mis au banc de nos sociétés

Poursuivre, aller bien au-delà, promouvoir les valeurs positives. Il ne suffit pas, par exemple, d’enseigner l’amour de la terre d’Israël et de la tradition juive sans jamais vouloir remettre cela dans un contexte pluriel. C’est aussi un devoir d’enseigner le sens de l’altérité vis avis de tous et de toute la Création, une exigence de considérer l’autre comme moi-même, avec bonté et équité.

Les bourreaux, précités, imprégnés du poison nazifiant, doivent être mis au banc de nos sociétés et punis à la hauteur de leurs crimes innommables. Respect de l’homme!… Là est la pierre de touche!

« Quand le Naziste (nazi) respecte exclusivement qui lui ressemble, il ne respecte rien que lui-même. » (Saint-Exupery, Lettre otage, 1943, p.402).

Rony Akrich

Rony Akrich

Rony Akrich

Rony Akrich 62 ans (les Passions d'un Hebreu) enseigne l'historiosophie biblique, il est l'auteur de 3 ouvrages sur la pensee Hebraique et ecrit nombre de chroniques et aphorismes en hebreu et francais. Il est le fondateur du "Cafe Daat" a Jerusalem (une forme d'universite populaire). Il reside a Kiriat Arba en Judee, pere de 7 enfants et 19 petits enfants

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