Témoignage d’un secouriste israélien à Saint-Martin dévasté par l’ouragan

« Je ne parle pas parce que j’ai la force de parler ; je parle parce que je n’ai pas la force de garder le silence » – Rabbin A.Y.Kook.

Entre autre ce que veut dire le Rav Kook c’est le lien qui unit les différents membres du peuple juif relève de l’instinctif, ne nous laissant pas d’autre choix que celui de parler ou d’agir en faveur d’autrui. A Saint-Martin aussi.
« Autrui », c’est le St-Martinois qui nous le savons va voir son île dévastée, apocalyptique. Dès le 6 septembre pas d’autre choix que d’agir, de se rendre à St Martin. D.ieu n’a pas fait les juifs à son image, mais l’ensemble de l’Humanité. Agir et parler envers eux est un commandement, peut-être le 249 eme positif. (Maïmonide en a établi 248). En tant qu’Israélien, aller les secourir, c’est me secourir. Il y a des valeurs juives dont on ne peut faire fi. Croyants, non croyants, Cacher ou non, nous ne faisons qu’un seul Etat. Celui d’Israël. Celui du respect d’autrui, de l’entraide d’autrui.
Ce peuple d’Israël représenté par ses ONG qui sont 365/365 jours et 24 heures sur 24 sur tous les champs de détresses. Sauveteurs Sans Frontières est l’une d’entre elle avec son antenne ici. Sous la Présidence Honoraire d’Elie Wiezel (Zal) depuis sa fondation il nous a apporté ce supplément d’âme indispensable pour réaliser notre mission humanitaire.

Une lumière d’espoir dans leurs yeux

Ce que j’ai, et les 20 bénévoles de tous horizons qui m’ont accompagné, vu à notre arrivée était une île dévastée ou les moyens d’accès pour rejoindre la population afin de leur apporter vivres, eau, vêtement, médicaments a été grandement facilité par l’expérience acquise durant mes périodes de réserve à Tsahal.
Notre équipe a exprimé son cœur et sa volonté du pourquoi elle s’est engagée à SSF. Ne comptez pas sur moi pour vous faire la liste des tonnes de ceci ou cela. Seule compte malgré leur accablement plus que compréhensible, la lumière d’espoir dans leurs yeux et de mercis que nous avons ressentie. C’est de loin le principal.
J’ai tenu à ce que cet article ne repose sur aucune teneur politique en cette veille de Rosh Hashana.
Je tiens à associer mon ami Michel Jefroykin qui est de tous mes combats à la signature de cet article.
Ensemble nous vous souhaitons Shana Tova v Hatima Tova.
Fernand Cohen-Tannoudji & Michel Jefroykin

Fernand Cohen-Tannoudji

Fernand Cohen-Tannoudji

Profondément engagé, je considère l’action comme la seule vertu permettant de distinguer ceux qui veulent changer le monde de ceux qui ne font qu’en rêver. J’ai toujours considéré que l’action politique ne pouvait plus se résumer en des politiciens se contentant de proposer, mais de citoyens, ayant chacun leur vécu et faisant remonter leurs expériences pour construire une politique.

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