Je suis très à droite et je veux quand même la paix , ça vous embête?

 

Soixante neuf ans après la création de l’Etat d’Israël la paix n’est toujours pas là entre les arabes et nous. Si on veut être objectif, le fossé a toujours existé depuis la présence juive sur la terre d’Israël, et surtout depuis les premiers pionniers à la fin du 19 ème siècle, entre les cousins .

On pourrait dire que nous n’avons pas essayé. C’est faux. Qu’on s’y est mal pris. A la rigueur. Mais pour être précis nos deux peuples ont des objectifs totalement contradictoires, qui expliquent cette inertie, cette difficulté à se comprendre.
D’un coté, 2000 ans après la destruction de nos symboles de souveraineté ,nos temples de Jérusalem, nous avons erré à travers le monde en nous faisant massacrer, convertir de force par dizaines de milliers, jusqu’à nous faire gazer, avec des enfants qui tétaient encore le sein de leur mère. Et soudain nous tenons une parcelle de désert qui nous permet de ne plus subir les  » sale juif », ni les pendaisons ou les bûchers. Toutes les logiques militaires ont été démenties par notre volonté de rester sur notre sol. La fin justifie les moyens. La fin a fait de nous des lions.
De l’autre côté, un peuple arabe de près de 400 millions d’individus, représenté sur la terre d’Israël par des gens d’origines diverses (Jordaniens, égyptiens, syriens, …). A cette place ils n’étaient que très peu, quelques 400 /500 000 âmes, dont beaucoup de nomades quand ils se sont sauvés dans l’espoir de revenir dans leur maisons ou leurs huttes une fois les juifs massacrés. Mais leurs espoirs ayant été vains, leurs exigences reposent désormais sur l’application du Coran contre nous, que leur présence-éclair, très récente, est renforcée par le principe du dar-el-Islam.
Plus grave, les enjeux du pétrole, puis les enjeux électoraux en Europe, ont mis à terre tous nos espoirs de justice, de probité des instances internationales (ONU, Unesco,..). Nous sommes à nouveau seul contre nos ennemis et contre la malhonnêteté intellectuelle qui découle des intérêts des nations.

Des solutions ?

Pourtant, il faudra bien qu’un jour des solutions pointent leur nez. Chacun devra faire des efforts. Personnellement, malgré ma position de droite, sécuritaire, je suis convaincu que jusqu’à présent on n’a pas exploré toutes les directions. Tous ces essais d’échanger des morceaux de terres, de fixer des périodes de démilitarisation sont très risquées. Nous avons vu qu’au Goush Katif ceux qui nous expliquaient qu’au moindre faux pas on envahirait Gaza, et qu’on en finirait se sont trompés. Le résultat fut deux guerres, et une très grande délicatesse à l’égard des gazaouis.
Car nos règles morales ne nous permettront jamais de balancer des bombes sans discernement. Soit on respecte nos règles morales, soit on se retire du judaïsme .
Et si on ouvrait un nouveau dossier, pas stratégique mais en douceur. Celui d’un rapprochement économique ? On pourrait envisager des ponts entre les deux nations, afin de soutenir l’économie palestinienne,  aider à lutter contre la corruption et ainsi favoriser une véritable construction d’infrastructures, des transferts de savoir-faire en agriculture, agronomie (problème de l’eau), diverses technologies.
Le seul obstacle, qui peut être vaincu par des pressions internationales, est de verrouiller les dirigeants palestiniens qui , jusqu’à présent, ont détourné toutes les aides internationales. Il faudra s’assurer que désormais , grâce à un bureau de contrôle très sévère ET PROFESSIONNEL , l’argent arrive à bon port. Pauvres Abbas et Haniyé qui vont laisser enfin leur peuple se nourrir normalement ; mais ce sera la rançon
de la réussite .
De son côté Israel devra assouplir ses rapports sur les questions de salaires des fonctionnaires, de la TVA, et autres, afin de permettre de faire germer un nouveau sentiment plus positif, plus ouvert. Evidemment nous prierons pour que les dérapages criminels auxquels nous avons assisté depuis tant d’années soient limités par ce nouvel état d’esprit.

Possible ? Possible !

Tout ce que je présente, et qui circule dans les airs depuis bien avant ma naissance, paraît désormais possible. On sait bien que, dans de nombreuses entreprises israéliennes, il y a des cadres arabes . Des ingénieurs, des techniciens supérieurs. Et il y a de véritables relations de confiance. On peut donner comme exemple une entreprise importante comme Mellanox (Nasdaq), dont les dirigeants ont décidé de créer des centaines d’emplois hyper qualifiés auprès de la population palestinienne. Tous les efforts de type verrouillage, punitions collectives, ou autres ne peuvent avoir comme résultat que des frustrations, de l’agressivité.
Je précise que, malheureusement, nous n’avons pas eu beaucoup de choix lorsque les vies des nôtres ont été en danger. Mais en créant un peu partout un climat d’échanges professionnels, on fait forcément descendre la tension. Aux ingénieurs, on peut rajouter tous ces profils médicaux ou paramédicaux qui sont déjà très intégrés au système israélien. Et l’ouverture non plus à des arabes israéliens mais à des palestiniens (souvent formés en Russie ou en Roumanie) aurait un très fort impact, il me semble. Tout cela est la partie psychologique, de respect mutuel .

Il faut essayer

L’autre résultat attendu viendrait d’une aide massive d’Israël pour créer dans les territoires sous autonomie palestinienne, des pans entiers permettant à la fois de créer des emplois, de bénéficier d’un savoir-faire unique au monde d’Israël dans le secteur primaire (irrigation, cultures intensives, choix des cultures pour nourrir la population, …), dans les équipement de software pour les entreprises, les transferts de know how par exemple pour la désalinisation d’eau de Mer etc…
Les deux côtés bénéficieraient de gains considérables. Avec cette synergie de populations. L’une très technologique l’autre de personnel qualifié, étant rappelé que les palestiniens sont les plus lettrés de tous les arabes aujourd’hui.
Ils auraient aussi un gain réciproque dans les secteurs comme le tourisme, et pour Israel une ouverture
beaucoup plus directe sur l’ensemble des pays arabes.
Pour réussir, il faut juste une intention initiale, et structurée ce qui existe de manière désordonnée et insuffisamment validée par les politiciens responsables… Il faut essayer.
José Boublil

José Boublil

José Boublil

Chef d’entreprise dans les nouvelles technologies, ancien associé du cabinet Deloitte, sioniste convaincu.

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