St-Denis: le séder de la peur?

Dans la banlieue parisienne de Saint-Denis, une petite communauté juive est attachée à son traditionnel séder de Pessah public… et cela, malgré la montée de l’antisémitisme et les récentes attaques sur la capitale.

Belinow

Après une attaque au cocktail molotov en 2009, les autorités municipales avaient demandé à la communauté juive de faire profil bas… C’est à partir de là que la synagogue Habad a lancé l’idée d’un séder de Pessah collectif pour refléter l’unité face à l’antisémitisme! L’envoyé du Rabbi Israël Belinow raconte: « Le maire de la ville affilié au parti communiste nous avait dit qu’il serait plus prudent que nos activités diminuent au moins le temps que cela se calme au Moyen-Orient. Mais nous n’avions pas l’intention de nous soumettre. » Chaque année, le Beth ‘Habad organise son traditionnel et annuel séder de Pessah et le succès a toujours été au rendez-vous.

TOPSHOTS Forensics of the French police search for evidences outside a building in the northern Paris suburb of Saint-Denis, on November 18, 2015, where French Police special forces raided an appartment, hunting those behind the attacks that claimed 129 lives in the French capital five days ago. French police said the assault had concluded on an apartment in northern Paris on Wednesday in which at least two jihadists were killed and seven arrested. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Avec ses 15 000 Juifs, la communauté  de Saint-Denis accueille 100 invités pour le Séder. A Toulouse et ses 23 000 Juifs, le Beth ‘Habad obtient le même score. Seuls les 20 000 Juifs niçois font mieux avec 120 invités. Mais il ne faut pas se tromper, les séders collectifs sont moins populaires en France que dans le reste de l’Europe, surtout à cause de la préférence intimiste et familiale de la population séfarade.  Irène Benhamou déclare au Jérusalem Post: « Quand on est entouré par des personnes qui veulent nous tuer, on passe moins de temps pour les formalités. » Mr Bouazia affirme:  » Je ne me sens pas en sécurité. A ma retraite, je partirai car je veux vivre dans un endroit où je peux porter ma kippa sans inviter les gens à m’agresser ou une escorte militaire. »  Mais le rav Belinow conclut avec humour: « A chaque séder, on a un invité en plus à la table en la personne d’Eliahou Hanavi. La seule différence en France, c’est le prophète et un extra de 4 légionnaires français! »

2 pensées sur “St-Denis: le séder de la peur?

  • 15 avril 2016 à 16 h 48 min
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    Bonjour je suis surprise de voir que l’on m’attribue la phrase suivante : Quand on est entouré par des personnes qui veulent nous tuer on passe moins de temps pour les formalités. J’ai du mal à la comprendre pour finir je n’habite plus à St Denis depuis plusieurs mois. Avant d’éditer un article on demande à la personne que l’on nomme si cette phrase a bien été dite par elle. J’aimerai savoir à qui m’adresser pour comprendre cet article. Il y a une erreur quant au nombre de juifs à St Denis.

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  • 12 avril 2016 à 7 h 18 min
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    Je viens de lire l article sur le sert de pessah à st Denis

    Merci bien vous informer mais la communauté de saint be doit pas dépasser le millier de juif

    Sarcelles qui est pas très loin à vol d oiseau doit aujourd hui une communauté de 15000 hab juifs

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