Skeleton aux JO: Edelman, le plus sioniste des sportifs israéliens

 

 

Adam Edelman ? C’est cet « idéaliste-missionnaire » tout entier tourné vers Israël, qui avant chacune de ses courses, répète à l’envie une espèce de mantra : « Pour moi-même, Pour mon pays, Pour mon peuple ».

Adam Edelman a été élevé dans une famille sioniste. Ses parents Cheryl et Eliezer Edelman (l’un ingénieur biomédical, l’autre professeur) ont trois garçons aussi brillants les uns que les autres.

Son frère aîné est le comédien primé Alex Edelman, et son plus jeune frère Austin est diplômé du Massachusetts Institut of Technology.

Adam que tous nomment « AJ » est donc né à Boston, Massachusetts le 14 mars 1991. Il commence à pratiquer le hockey sur glace dès l’âge de 3 ans, en tant que gardien de but. Il continuera à jouer au hockey pendant ses études secondaires pour l’équipe de hockey des Brookline Warriors, refusant des occasions de jouer dans des écoles préparatoires pour rester fidèle à son école juive, Maïmonide.

Après avoir obtenu son diplôme en génie mécanique du MIT, Edelman a été embauché par Oracle en tant que chef de produit, à son siège social à Redwood Shores, en Californie.

Mais il est aussi un sioniste avide qui n’attend qu’une chose, faire son Alya, ce qu’il réalisera en 2010.

Par goût du partage, AJ décide donc qu’il se doit de servir d’exemple au peuple tout entier, et que la meilleure façon de le faire serait de représenter Israël sur une scène sportive mondialement connue.

L’essayer c’est l’Adopter.

AJ s’est essayé au skeleton et en est tombé sous le charme dès son premier petit tour sur la piste. Nous sommes en 2013. Raisonnablement, il poursuit ses entraînements de patinage de vitesse et de bobsleigh, ce qui lui fournit un entrainement de base.

Edelman a rejoint le sport il y a seulement quatre ans. Tout seul, sans entraîneur, il a appris à conduire cet engin bien spécial en regardant d’innombrables heures de vidéos YouTube et les transposant en exécutant plus de courses que quiconque sur la piste. « Quand tout le monde s’en tenait à trois courses par jour, j’en effectuais de six à huit.

La structure-même du Skeleton est vraiment rude au niveau du corps, vraiment difficile à supporter sur la tête. Ce fut incroyablement douloureux pendant les deux premières années », se souvient-il.

La course commence par un sprint puissant, la seule façon d’obtenir la propulsion nécessaire – et un bon départ peut valoir la moitié de la course.

« Quand j’ai commencé ce sport, le rapport de dépistage israélien a dit que je ne ferai pas un grand athlète Skeleton. En tant que gardien de but, par définition, le sprint ne devait pas être mon point vraiment le plus fort.

Le rapport de dépistage a dit que je ne pourrai jamais faire les jeux olympiques parce que je ne pourrai pas courir correctement. Alors j’ai consacré chaque seconde de chaque jour à prouver que c’était faux.

Et le voilà d’espérer gagner une médaille, mais ce qui est plus important, dit-il, « c’est que quelqu’un ait l’impression qu’il peut accomplir la même chose et qu’il commence son propre parcours athlétique. »

Un homme bien

Edelman ou Skeleton : Quel est le plus troublant, l’homme ou sa discipline ? La question se pose davantage encore lorsque l’on prend conscience de la spécificité du caractère quasiment siamois de cette équipe indissociable ! Ceci dit, séparons-les un court instant pour mieux les découvrir.

« J’ai décidé, a-t-il encore déclaré, de faire des Jeux Olympiques une plate-forme de laquelle partirait une fondation pour aider les enfants israéliens pour qu’ils sachent que le sport, en tant qu’athlète professionnel ou athlète d’élite, est un choix viable ».

Due à l’ancienneté, courtoisie oblige, commençons par le Skeleton

Ses origines semblent assez obscures quoi que certains pensent que le Skeleton aurait pour origine le traîneau sur lequel, autrefois, les Indiens d’Amérique du Nord transportaient leurs marchandises.

Après des débuts sportifs difficiles à Saint-Moritz, en 1884, le skeleton s’inscrit dans la panoplie des Jeux Olympiques d’hiver, toujours à Saint-Moritz en 1928.

Reconnu mille fois trop dangereux il est évincé pour ne redevenir discipline olympique officielle qu’aux Jeux Olympiques d’hiver de Salt Lake City (USA), en 2002 date où il en profite pour ajouter à celle de ces messieurs, une épreuve féminine.

Quel est cet engin ?

Le mot de « skeleton » désigne à la fois la discipline et l’engin utilisé.

Un skeleton est une espèce de luge à structure métallique d’une taille variant de 80 à 120 cm de long. D’un poids d’environ 30 kilos il est moulé sur le corps du sportif (d’où son nom) qui s’y lancera pour dévaler, en un minimum de temps, le circuit infernal, une piste glacée… le corps allongé sur le ventre, la tête la première en avant.

D’après les spécialistes, l’engin se dirige avec tout le corps, bien sûr, mais plus particulièrement les épaules, les genoux et les pieds tandis que le casque protecteur de la tête traîne sur la glace.

Aux championnats du monde et aux Jeux Olympiques, les concurrents se doivent d’effectuer quatre descentes chronométrées, le classement étant fonction de l’addition des quatre temps réalisés. Devant subir jusqu’à 5G d’accélération dans les virages, notre sportif se bat contre une piste qui mesure entre 1.200 et 1.500 m de longueur, dont l’inclinaison moyenne oscille entre 8 et 15 % et les virages ont un rayon minimum de 20 m.

Le skeleton dévale, à une vitesse moyenne de 130 km/h, un circuit qui comporte de 14 à 22 virages, des lignes droites et des sections en forme d’Omega !

Rendez-vous pour la course les 15 et 16 février.

 

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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