Si vous êtes à court d’arguments sur l’UNRWA et les réfugiés palestiniens

Trump a osé toucher au budget de « L’UNRWA » hurlent les palestiniens en colère. Mais l’UNRWA… C’est quoi au juste ? Voilà la question que je me suis posée. Et la réponse que je vous propose !

Ainsi sur le site de cette organisation elle-même* est-il noté, qu’en décembre 1949 fut créé « l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (L’UNRWA), qui devait succéder à l’ANURP et se charger des activités liées aux réfugiés en collaboration avec les gouvernements locaux. »

Mais ce qui n’y est pas dit, c’est que ce mandat qui devait ne pas durer plus d’1 an, avait pour but à sa naissance d’aider à s’établir les quelque 600 000 Arabes de Palestine ayant fui la zone de conflit à la renaissance de l’état d’Israël.

Ce qu’on y trouve, sans que cela semble poser problèmes, c’est que les 600.000 personnes concernées soient devenues « aujourd’hui plus de 4.4 millions de réfugiés palestiniens enregistrés » et que « l’Office continue à assurer des services dans les domaines de l’enseignement, des soins de santé et des secours, ainsi que dans le secteur social en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ».

« L’Office est le programme des Nations Unies le plus important du Moyen-Orient . Il est considéré par les réfugiés, peut-on lire encore, comme le symbole de l’engagement de la communauté internationale à l’égard des réfugiés jusqu’à ce que le problème soit résolu »..

Déjà en 1950

Ce que l’on trouve ailleurs** c’est que déjà en 1950 un parlementaire anglais travailliste, Richard Crossrian, avait déclaré : » Cette organisation n’est que politique comme l’est le choix politique de la ligue arabe qui a besoin du problème des réfugiés pour maintenir une cohésion contre Israël. Inutile de dire qu’à l’évidence, l’établissement des réfugiés la priverait du sujet de plaintes le plus important…»

Mais 70 ans plus tard, ce qui était une petite agence humanitaire est devenue un véritable monstre.

L’UNRWA qui déploie 30 627 exécutifs et 21 571 chargés d’éducation pour s’occuper des descendants de «réfugiés» palestiniens, bénéficie, contrairement aux autres agences humanitaires onusiennes, d’un fonds de pension et de retraite placé en bourse dans divers pays pour un montant de plus d’un milliard et demi de dollars.

Ces chiffres astronomiques ne font que souligner ses aberrations !

  • Ainsi, selon la définition de l’UNRWA : « un réfugié de Palestine est une personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948.»
  • L’UNRWA a aujourd’hui la charge de plus de cinq millions d’âmes, dont seulement quelques 20 000 devraient être considérés comme réfugiés selon la définition internationale des Nations unies, qui s’applique aux millions d’exilés dans le monde… Exception faite des Palestiniens.
  • Le statut de «réfugié» ne saurait être transmissible de génération en génération, comme c’est les cas pour les Palestiniens aujourd’hui.
  • Un Palestinien possédant un passeport européen, américain ou jordanien n’a aucune raison d’être considéré comme réfugié. Sauf pour l’UNRWA.

Autre chose :

  • Pas fous, dès lors que l’ONU les eut pris en charge, les Palestiniens se sont mis à enterrer leurs morts la nuit, sans les déclarer, afin de s’approprier leur « pension ».. Ce qui fait que pendant près de 20 ans, le taux de mortalité officiel dans les camps était proche de zéro. De plus, profitant des nombreux mouvements entre les camps rarement répertoriés, un Palestinien se devait de se débrouiller pour multiplier ainsi les aides financières offertes si gentiment

Ce qui est pire,

  • « Les termes employés pour décrire les missions de l’UNRWA : Par exemple, les banlieues de Djénine et de Ramallah, composées de petites maisons cossues, avoisinant quelques résidences surpeuplées, continuent d’être appelées «camps de réfugiés» alors que les tentes et les réchauds ont depuis longtemps été remplacés par des constructions en dur, le tout avec le tout à l’égout et l’électricité ».

Ce qu’on nous rappelle aussi

  • « Dans les années soixante, l’administration israélienne avait développé un projet humanitaire destiné à l’auto-réhabilitation des réfugiés de Gaza. L’idée était simple: il s’agissait de construire des quartiers résidentiels modernes dans les terrains encore inexploités de l’enclave. Les 160 000 Palestiniens vivant alors dans des camps auraient obtenu des prêts gratuits, leur permettant d’accéder rapidement à la propriété, tandis que nombre d’entre eux auraient participé à la construction des unités, des infrastructures, des écoles et des hôpitaux, en échange d’un salaire qui leur permettrait de rembourser le prêt. La réaction ne se fit pas attendre. Yasser Arafat en appela immédiatement à la ligue arabe qui fit aussitôt pression sur les Nations unies, entraînant l’organisation à condamner Israël une fois de plus pour son initiative, et concluant sa résolution par l’injonction suivante : « Renvoyez les réfugiés dans les camps ! »

( Si ce projet avorta, 7500 palestinien purent tout de même en profiter)

Enfin, et la liste n’est pas exhaustive…

Toujours plus fort…

  • Le 12 février 2017, une quarantaine de responsables de l’UNRWA dans les pages Facebook ont fait l’apologie du nazisme, vénéré Hitler, ont appelé à l’extermination des Juifs, célébré le meurtre et l’enlèvement d’Israéliens, publié la propagande du Hamas à la gloire des «martyrs» et, plus généralement, ont refusé le droit à l’existence d’Israël, quelles que soient ses frontières….

A ce jour, plusieurs reportages vidéo conduits par le Center For Near East Policy auprès d’élèves d’écoles de l’UNRWA sont encore plus inquiétants. Aucun enfant, interrogé sur ce point, ne reconnaît le droit à l’existence d’Israël. Tous, filles comme garçons, rêvent de devenir un jour des martyrs à la cause palestinienne, certains affirment sans honte que leur plus grand souhait est de tuer des Juifs. Interrogés sur la source de leur motivation, la plupart répondent que leurs enseignants leur ont appris l’histoire de leur pays « volé par les Juifs ».

Trump a osé toucher au budget de « L’UNRWA » hurlent les palestiniens en colère !

Et alors ?

« Alors les partisans de l’Agence, tel le porte-parole des Nations Unies Stéphane Dujarric, ont cependant raison de dire que, d’une certaine manière «l’UNRWA est une présence stabilisante sur le terrain». Et, si demain les plus de 30 000 employés de l’UNRWA, à 95% palestiniens, se retrouvaient sans travail, tandis que les rations, aides, et accès à l’éducation pour les personnes à charge étaient supprimées, la situation déjà explosive dans les « camps » pourrait tourner au drame, et déclencher des vagues de violence sans précédent ».

Sources :

*Site de l’UNRWA*

** http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/01/18/31002-20180118ARTFIG00301-refugies-palestiniens-pourquoi-trump-coupe-les-vivres-a-l-unrwa.php

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

3 pensées sur “Si vous êtes à court d’arguments sur l’UNRWA et les réfugiés palestiniens

  • 9 avril 2018 à 11:10
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    Excellent article, bravo et merci infiniment, Madame Landerer.

    Je n’étais pas à court d’arguments sur l’UNRWA et les « réfugiés palestiniens », mais à tout hasard, j’ai jeté un œil sur l’article, et l’on apprend quand même certaines choses quand il ne nous rafraîchit pas la mémoire sur certains points oubliés.

    Merci donc, Madame Landerer. Cet article est si important que je souhaite qu’il soit relayé sur le plus de sites possible, ses révélations sont précieuses car il permet de mettre certaines choses bien au clair pour les gens qui ont, hélas, bien trop souvent la mémoire qui flanche, quand on en vient à parler d’Israël.

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  • 5 juin 2018 à 4:30
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    Je ne partage en aucune façon la conclusion de cet article car elle est arbitraire et non-fondée et ne fait que justifier le fait de continuer de nourrir le monstre !

    Si des dizaines de milliers de personnes « travaillant » à l’UNRWA se retrouvent au chômage, il n’y aura pas de drame ni de vagues de violence sans précédent car, dans le même temps, l’enseignement de la haine par cette même institution aura cessé et que si nous devions craindre les vagues de violences sans précédent, alors autant quitter notre pays ancestral (ce qui est exclu). Nous ne pouvons pas nous permettre de céder aux menaces car elles sont déjà bien présentes et permanentes, tout comme les actions terroristes censées nous intimider.

    Il suffit de créer d’autres organisations à d’autres buts que ceux de l’UNRWA, œuvrant pour le bien public et pour la paix en Israël, dans lesquelles seraient mutés les employés de l’UNRWA n’ayant pas participé aux appels au soutien au nazisme et à la manipulation des jeunes esprits dans le but d’en faire des terroristes (ceux qui y ont participé, leur place est en prison et nulle part ailleurs !)

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