Selon le renseignement israélien, deux israéliens juifs, auraient rejoint les rangs de Daech

 

Selon des informations en provenance de l’agence de renseignement du Shin Bet, 20 israéliens auraient rejoint les rangs de l’organisation terroriste Daech en Syrie. Une information reprise par la seconde chaine de la télévision israélienne (Aroutz 2).

Sur la vingtaine de citoyens israéliens, répertoriés par le Shin Bet et partis rejoindre la guérilla en Syrie, deux d’entre eux seraient des Juifs convertis à l’Islam, le reste ayant été identifié comme arabes israéliens.

Aucune certitude pourtant quant à l’origine juive des deux recrues. Il s’agirait en effet de personnes ayant immigrées en Israël en provenance de l’ex-Union soviétique, et ayant ensuite changé de religion, dans la mesure où ils sont actuellement inscrits en tant que musulmans sur le registre national. Le Shin Bet a également identifié un arabe israélien, originaire de la ville de Fureidis dans le nord d’Israël, qui aurait servi au sein des Forces de Défense d’Israël avant de décider de s’engager aux côtés d’ISIS en Syrie.

Vers la révocation de la citoyenneté israélienne

Le Shin Bet s’appuie sur une liste qu’il a établi en conformité à l’amendement de la loi sur la citoyenneté. Une loi qui permet, purement et simplement, la révocation de citoyenneté israélienne à ceux qui se seraient joints à des organisations terroristes, malgré leur absence sur le territoire national.

Cette liste vient d’être transférée au ministère de l’Intérieur, en charge du processus de révocation de la citoyenneté de l’ensemble des 20 israéliens ayant rejoint ISIS. Au terme de la procédure, ces individus deviendront apatrides et ne pourront plus retourner vivre en Israël ou même voyager librement dans le monde entier.

Selon le porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, le nombre actuel de combattants d’ISIS en Syrie et en Irak serait constitué de 20 000 membres. Ces derniers sont issus de la quasi-totalité des pays du monde.

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j'ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l'Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

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