Scandaleux ! Pour la juge le meurtre de Sarah Halimi n’est pas antisémite

Que faut-il à la justice pour accepter la notion de « crime antisémite » ? En tous cas, on est en droit de se le demander dans  le cadre du procès de l’assassin de madame Halimi !

Ni reconstitution ni appellation spécifique pour le meurtre de Sarah Halimi, madame la juge montre une image bien triste de la justice française et par voie de conséquence de cette France, doux pays de l’enfance de nombre d’entre nous, cette France qui se revendique pays des droits de l’homme !

Que faut-il pour que la juge, Anne Ihuellou, en charge de l’enquête sur l’assassinat de Sarah Halimi accepte des demandes à minima de la famille, des demandes qui paraissent un tout petit minimum pour se donner les moyens de rendre « en justice » un arrêt dans cette affaire.

 Selon la juge d’instruction, les parties civiles ne seraient pas fondées à demander dans ce cadre ni reconstitution du crime ni requalification de la mise en examen.

Cela fait des mois maintenant que les parties civiles réclament une reconstitution du meurtre de Sarah Halim, ce qu’en sa qualité de juge d’instruction, Anne Ihuellou, a rejeté dans une ordonnance rendue le 29 janvier dernier au motif que la « reconstitution sollicitée n’est pas compatible avec les contraintes liées à l’état de santé du mis en examen et n’est en tout état de cause pas nécessaire à la manifestation de la vérité, la matérialité des faits étant non contestée par le mis en examen ».

Appel de l’ordonnance

L’avocat des enfants de cette femme juive, morte défenestrée par son voisin musulman en avril 2017 à Paris, a fait aussitôt appel de cette ordonnance.

De la même façon, alors qu’il avait réclamé en décembre la requalification de l’accusation d’« homicide volontaire » en “assassinats”, avec « actes de torture et de barbarie » et, circonstance aggravante, d’acte antisémite, Anne Ihuellou n’a pas non plus donné suite à cette requête, jugeant qu’une telle extension de la mise en examen du suspect ne pouvait être envisagée dans ce cadre. » !

Quel cadre lui faut-il donc ?

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a qualifié “d’insulte à la mémoire de Sarah Halimi” la décision de la juge d’instruction.

N’est-il pas trop prudent ?

Il aurait pu y voir aussi une offense envers l’ensemble de la communauté juive mais plus encore, (et comment ne l’a-t-il pas dénoncé ?), une injure faite à l’image de l’espèce humaine tout entière !

Mais cela est une autre histoire !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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