Sarcelles, le laboratoire du “vivre-séparé” (N. Halioua)

Quand j’étais jeune, il y avait des musulmans, des juifs, des chrétiens. Des noirs et des blancs. C’étaient juste des amis”: le message d’une fresque peinte sur un immeuble de Sarcelles (Val d’Oise) le 11 février 2016. Joël Saget / AFP

Symbole du creuset républicain, cette ville de la banlieue nord subit une partition du territoire entre communautés. Enquête.

Lorsque, entre 1955 et 1975, on érige 12 000 logements flambant neufs sur les champs légumiers du Val-d’Oise pour accueillir la démographie galopante d’après guerre, on croit dur comme fer à la modernité et au progrès.

Sarcelles, ville nouvelle, se donne des airs d’utopie. Les parcs locatifs sont équipés en eau courante et en chauffage central (quintessence du confort pour l’époque) et les appartements sont spacieux. Ils attirent des classes moyennes de la petite couronne puis les déracinés du monde entier.

Des Égyptiens, expatriés par la crise du canal de Suez, des rapatriés d’Algérie, des Antillais, des Sri-Lankais tamouls, des Turcs chaldéens, etc. Plus de 80 nationalités peuplent la ville et construisent son identité, bien que toutes n’aient pas le même poids démographique.Lire la suite sur jforum.fr