Salaud de mômes! Tabassé à Netanya pour son accent

Un lycéen de Netanya, nouvel immigrant de Roumanie âgé de 13 ans et demi, a été battu au sein de l’école par une trentaine d’élèves de terminale, en raison de son accent! Hospitalisé en urgence, il souffre de multiples blessures et non des moindres, d’un choc traumatique important. Police et justice sont saisies pour cette dramatique affaire qui défraye la chronique israélienne. Par Rony Akrich (Photo du haut : illustration)

Battu par ses « camarades » à Netanya…pour son accent. Tout être épris de droit et de justice ne peut rester insensible face aux comportements et à la conduite sans nom, si ce n’est criminelle, perpétrés par de jeunes mais conscientes crapules Juives et scélérates. Leur rationnel concernant  la violence repose sur la notion de suprématie et sur une croyance bornée en l’absolu d’un pouvoir des puissants. Ces ordures-là traitent avec dédain et morgue les innocents, ils les considèrent comme  des fauteurs de troubles, responsables des palabres pour avortons de l’Humanité et des causeries sur une prétendue morale.

Ils sont résolus et armés d’arrogance, de virulence et de passion froide. Que leur importe le droit et le devoir, ils les méprisent, les législations sont fabriquées pour les précaires et les éphémères, leur éthique, leur juste mesure et leur prétendue conscience desservent la race des seigneurs. Eux savent faire triompher le « vrai droit », celui de la nature pure et propre, les règles sociétales sont arbitraires, si elles existent c’est uniquement pour exaucer les faibles qui veulent se défendre des forts.

L’innocence ?

Pour que notre société puisse invoquer l’innocence, il faudrait agir, faire tout notre possible pour que de telles actions abjectes ne se reproduisent plus. Cela est l’évidence même, tous les services concernés doivent se consacrer à ce labeur, pour une société plus juste, plus honnête. Nos forces de sécurité doivent repérer et punir ceux qui exécutent ces faits et gestes abominables, la tolérance zéro sera dorénavant la mesure étalon. Il faut condamner ces jeunes malfrats en tenue de ‘teenager’ du 21eme, toute cette racaille nauséabonde doit prendre le chemin des geôles, non pour y moisir mais pour réapprendre à vivre aux sons des vraies valeurs humaines.

Nul ne pourra rester en poste et continuer de salir et d’empoisonner l’environnement, non seulement les individus mais tout autant les institutions de toute obédience devront être fermées pour cause de salissure nationale. L’enseignement de la haine, de l’intolérance et l’incitation à la violence contre ces autres, qui ne nous ressemblent guère ou ne sont pas tels que nous le voudrions, doit être réprimé sans violence mais avec fermeté.

Mais tout cela n’est pas suffisant!

L’existence d’une jeunesse agressive, irritable, imprégnée de préjugés, révèle un défaut, une carence au sein de notre système d’enseignement national, comme du milieu familial éducatif, qui ne peut plus être ignorée. A ces fins, il faudrait pouvoir remettre en question l’ensemble des systèmes scolaires responsables de ces désastres: le religieux, le laïque et l’orthodoxe.

Acceptons que l’enseignement se conçoive comme la saisie d’un savoir, ce dernier sera éventuellement d’ordre scientifique et technique, telle est la formule le plus souvent favorisée, elle demeure néanmoins trop réductionniste. La plupart de nos enfants terminent leur scolarité avec un certain bagage de savoir quantitatif mais on peut rarement les qualifier d’éduqués, au sens qualitatif du terme. Il faut que notre cher et tendre bambin commence à penser, à réfléchir et, à cet effet, puisse vivre et prendre connaissance de la vie, conscience de lui-même, prescience de l’homme.

L’instruction

L’instruction est bien plus qu’une science apprise et digérée, elle doit pénétrer l’être au plus profond de ce qu’il croit être. L’enseignement bouleverse totalement celui qui sait, il lui offre la sagesse et l’élégance d’une culture, la conscience des valeurs du savoir humain. La famille et les institutions scolaires doivent, ensemble, faire œuvre d’éducation pour mieux soutenir l’évolution et le devenir de nos élèves, de nos enfants, pour les transporter vers une plus grande plénitude, sensibilité, perspicacité, érudition, ouverture et responsabilité.

Poursuivre, aller bien au-delà, promouvoir les valeurs positives. Il ne suffit pas, par exemple, d’enseigner l’amour de la terre d’Israël et de la tradition juive sans jamais vouloir remettre cela dans un contexte pluriel. C’est aussi un devoir d’enseigner le sens de l’altérité vis avis de tous et de toute la Création, une exigence de considérer l’autre comme moi-même, avec bonté et équité.

Rony Akrich

Rony Akrich

Rony Akrich 62 ans (les Passions d'un Hebreu) enseigne l'historiosophie biblique, il est l'auteur de 3 ouvrages sur la pensee Hebraique et ecrit nombre de chroniques et aphorismes en hebreu et francais. Il est le fondateur du "Cafe Daat" a Jerusalem (une forme d'universite populaire). Il reside a Kiriat Arba en Judee, pere de 7 enfants et 19 petits enfants

Une pensée sur “Salaud de mômes! Tabassé à Netanya pour son accent

  • 8 février 2018 à 9:54
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    ce sont surtout des jeunes mal élevés, sans éducation, mais de là à les traiter de crapules, scélérats et autres qualificatifs, il faudrait tout de même essayer de ne pas être comme eux : soyons éduqués, choisissons les mots non violents. Pour le reste je suis d’accord qu’il y a surement des problèmes et bien souvent, cela vient de la famille qui elle-même est d’une génération non éduquée. Le bien et le mal, elles ne connaissent pas, elles n’ont jamais étudié, etc. Que des jeunes en Israël se comportent comme cela est significatif d’une perte grave de valeurs de tolérance que le peuple juif a le devoir de nouer.

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