Salaires : Gagne-t-on mieux sa vie en Israël ou en France ?

C’est l’éternel débat. Où gagne-t-on le mieux sa vie en France ou en Israël? En France répondront 90% des personnes interrogées. Et pourtant. Selon les chiffres publiés par l’institut israélien des statistiques et corroborés par l’OCDE, l’écart entre les deux pays est pour le moins minime.

Salaires en hausse en Israël ! Après des années de quasi stagnation, le revenu disponible réel a augmenté pour de nombreux Israéliens. Entre 2012 et 2017, la progression des salaires moyens a été de 22 pour cent, celle des bas salaires de 19 pour cent et celle des gros salaires de 14 pour cent. En mars dernier, le salaire moyen brut a, pour la première fois, dépassé la barre des 11 000 shekels (11 400 shekels, soit 2 800 euros).

Dans la France de 2019, l’Insee indique que dans le secteur privé ou dans les entreprises publiques, le salaire brut moyen et de 2912 euros. Soit une différence de 112 euros. A noter que la courbe de progression israélienne est plus rapide que la française. Aussi, les spécialistes estiment que d’ici 5 ans, Israël dépassera la France en matière de salaires.

Salaires en hausse et chômage au plus bas

Avec 3,5 pour cent, le taux de chômage a atteint un plancher record. La participation au marché du travail s’est également améliorée : 40 pour cent des femmes arabes ont un emploi. L’objectif du gouvernement est d’atteindre 40 pour cent en 2020. Seule la participation au marché du travail des hommes ultra-orthodoxes piétine. Avec seulement 49 pour cent elle est loin des 63 pour cent que le gouvernement souhaitait atteindre en 2020.

En matière d’égalité des chances hommes-femmes sur le marché du travail, il reste encore beaucoup à faire. Dans le domaine de la haute technologie notamment, où les salaires sont très élevés (26 000 shekels en moyenne, soit 6 400 euros), on compte une femme pour trois hommes. Il faut toutefois souligner que dans cette branche le nombre de salariées ultra-orthodoxes est passé en dix ans de 1 à 3 pour cent.

Manque de concurrence

Pour rester sur la pente ascendante de la prospérité, il faut en particulier augmenter la productivité. Avec un taux de croissance annuel de 1,2 pour cent, elle est loin des 2 pour cent espérés et elle est parmi les plus faibles des pays développés. Une étude du centre Taub montre que la différence entre les performances des industries exportatrices et celles produisant principalement pour le marché local en est l’une des causes.

En Israël, il y a peu de concurrence sur le marché local, ce qui explique par exemple les prix souvent exorbitants des produits alimentaires. Cependant, la viande (cachère), les fruits et les légumes sont plus abordables qu’en France.

SOURCE: Groupe Israël-Suisse

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