Révélation: comment l’un des otages du Hamas est entré à Gaza ?

Un tribunal israélien a autorisé jeudi la publication des informations concernant les deux Israéliens qui sont aujourd’hui entre les mains du Hamas. Mais contrairement aux affaires précédentes, les deux otages sont entrés de leur plein gré dans la bande de Gaza avant d’être appréhendés par la centrale terroriste palestinienne. S’il est plutôt compliqué et même risqué de s’introduire en Israël depuis la bande de Gaza, les Israéliens ont découvert avec effarement qu’il était plutôt facile d’emprunter le chemin inverse.

La première personne aux mains du Hamas est Abraham Mengisto, c’est son parcours qui a été le plus médiatisé car la censure militaire empêche toujours la publication d’informations précises sur le second citoyen israélien retenu à Gaza, un bédouin du village de Houra près de Beersheva.

Le déroulé des faits

Mengisto résidait avec sa famille à Ashkelon avant de prendre la poudre d’escampette. Il a passé la frontière en septembre dernier, 15 jours seulement après la fin de l’opération Tsouk Eitan (Bordure protectrice).

Le 8 septembre un déplacement suspect s’affiche sur les écrans de surveillance. Les forces de Tsahal se mettent immédiatement en route vers les lieux. Mais le temps d’arriver sur place Mengisto était déjà de l’autre côté de la barrière profitant de la pagaille ambiante et de la présence de nombreuses troupes qui pliaient bagages. Dans la panique et se sachant repéré, l’Israélien d’origine éthiopienne abandonne son sac derrière lui. Les soldats le voient rejoindre un groupe de pêcheurs gazaouis avant que les satellites ne le perdent de vue.

Comment traverse-t-on cette barrière constituée en bord de plage de barbelés. Il suffit soit de l’enjamber au prix de quelques égratignures, soit de s’enfoncer de quelques mètres dans la mer et de la contourner. C’est le chemin emprunté par Avraham Mengisto.

mer
Le chemin emprunté par Avraham Mengisto

Interrogés sur la facilité d’une telle incursion en terre ennemie, les spécialistes militaires précisent que le protocole autorise une présence civile jusqu’à la piste longeant la barrière avec la bande de Gaza. Baigneurs, agriculteurs et randonneurs peuvent donc potentiellement traverser sans trop de difficultés. Les caméras disposées tout le long de la frontière sont tournées vers Gaza seulement. Pour des raisons évidentes, nul n’imagine que les citoyens israéliens soient soudain assaillis par une envie irrésistible de rendre visite aux hommes du Hamas. Et pourtant ce fut le cas d’Avraham Mengisto, qui selon sa famille, souffrirait de troubles du comportement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *