Réconciliation ? Qu’adviendra-t-il des armes du Hamas ? Rien du tout !

Pour celles et ceux qui se sont réjouis de la réconciliation annoncée entre les factions palestiniennes que sont le Hamas et le Fatah, les éléments relevés ci-dessous risquent de les décevoir. La question essentielle de l’armement détenu par le Hamas est loin d’être solutionné. Vers un nouveau Hezbollah palestinien ?

Des sources du Hamas continuent d’affirmer qu’il y a des « lignes rouges » de leur point de vue et qu’ils ne renonceront pas à la branche armée et à ses armes. Hassan Yussuf, haut responsable du Hamas, a déclaré qu’il y a des justifications à l’existence de la « résistance » dans la bande de Gaza « sous terre ou en-dessus du sol », surtout quand Israël renonce aux droits des Palestiniens. Il a ajouté que les armes de la « résistance » ne seront jamais dirigées contre le peuple palestinien

Une délégation de membres de la faction du Hamas au Conseil législatif palestinien dans le Nord de la bande de Gaza a visité les positions de la branche armée du Hamas dans le Nord de la bande de Gaza. Au cours de leur visite, les membres de la délégation ont souligné que les armes de la « résistance » sont une arme légitime qui doit être préservée et que les Palestiniens s’opposeront à toute tentative de démanteler les armes légitimes.

 Ci-après d’autres déclarations de responsables du Hamas à ce sujet :

Salah al-Bardawil, haut responsable du Hamas, a déclaré que le Hamas avait accepté toutes les conditions et préparé le terrain pour la paix, en remettant les terminaux, les bureaux gouvernementaux et les autorités. Toutefois, « la ligne rouge » de son point de vue est « la résistance » et ses armes (Al-Jazeera, 25 octobre 2017).

Saleh al-‘Arouri, chef adjoint du bureau politique du Hamas, a affirmé que le Hamas a fait de la réconciliation nationale sa priorité et est prêt à faire des concessions pour son succès. Cependant, il a ajouté que les armes de la « résistance » sont légitimes et nécessaires à la lutte contre « l’occupation« . Il a précisé que le Hamas ne peut pas reconnaître le droit d’Israël à la terre de Palestine et modifier sa stratégie de « résistance » à l’occupation (al-Jazeera, 26 octobre 2017).

Musa Abu Marzouq, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré qu’il était temps d’arrêter de penser à désarmer la « résistance », et d’œuvrer à compléter les plans et à réaliser les objectifs communs de tous les Palestiniens (al-Qods, 26 octobre 2017).

Ahmed Bahar, vice-président du Conseil législatif palestinien, a prononcé le sermon du vendredi dans une mosquée dans la ville de Gaza. Il a dit que les armes de la « résistance » sont légitimes pour la restauration des droits de l’homme et la libération des territoires occupés. Il a appelé tous les Palestiniens à s’unir autour de la « résistance », qui a prouvé son succès, par opposition aux négociations, qui ont échoué, parce qu’Israël ne comprend que le langage de la force (Safa, 27 octobre 2017).

Le haut responsable du JIP Nafez Assam a déclaré que la question des armes de la « résistance » ne peut pas être incluse dans toutes les discussions, y compris les armes de la branche armée du Jihad Islamique Palestinien. En fait, il a dit, aussi longtemps que les territoires palestiniens seront occupés, le peuple palestinien a le droit légitime d’utiliser des armes (Dunia al-Watan, 28 octobre 2017).

Les services de sécurité

Des sources de l’AP ont déclaré au quotidien al-Hayat que le Fatah a refusé fermement d’unir les forces de sécurité du Hamas dans la bande de Gaza avec les forces de sécurité de l’AP. Les sources ont clairement indiqué que la délégation du Fatah qui s’est rendue au Caire a exprimé son intérêt pour réorganiser les forces de sécurité. La délégation du Fatah a rejeté les propos de Saleh al-‘Arouri selon lesquels l’idéologie des forces de sécurité doit être celle de la « résistance. »

La délégation du Fatah s’est également opposée aux propos de Yahya al-Sinwar selon lesquels le Hamas pourrait défendre la « résistance » et travailler à la développer. La délégation du Fatah a précisé son refus de permettre le développement d’une situation dans la bande de Gaza identique à celle du Hezbollah au Liban. De hauts responsables égyptiens ont suggéré que les forces de sécurité de l’AP se rendent dans la bande de Gaza pour rencontrer les forces de sécurité du Hamas afin d’élaborer un concept commun pour les forces de sécurité et leur idéologie (al-Hayat, 25 octobre 2017).

Le haut responsable du Hamas Moussa Abu Marzouq a déclaré que c’était une des questions les plus complexes, parce qu’il y avait deux institutions de sécurité, l’une en Judée-Samarie et l’autre dans la bande de Gaza, avec des concepts de sécurité différents. Il a précisé que dans le passé, la question n’a pas été examinée de manière approfondie.

Cependant, il a ajouté que dans les récentes négociations avec le Fatah au Caire, les deux mouvements ont décidé que la question était sensible, et ne pouvait, par conséquent, être jugée dans la précipitation. Il a ajouté que les Egyptiens surveilleraient les progrès de la question et joueraient un rôle central. Il a ajouté qu’une condition pour le succès de l’accord de réconciliation était que personne ne s’en mêle, surtout pas Israël ou les États-Unis (al-Quds, 26 octobre 2017).

SOURCE : http://www.terrorism-info.org.il

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