Recherche israélienne: Sociable ou sauvage ? Vous n’y êtes pour rien

Que tout le monde vante votre charme monsieur, que chacun glorifie votre tenue modeste mademoiselle… Ce n’est pas de votre fait ! Et même si l’on peut supposer que tous, nous en avions vaguement conscience, dorénavant, c’est indiscutable car prouvé scientifiquement !

Sociable ou sauvage ? Ce constat est la suite logique d’études récentes menées par messieurs les professeurs Alon Chen, chef du Département de Neurobiologie, chargé de montrer comment la gestion du stress est intégrée dans notre cerveau et monsieur le professeur Chen d’expliquer comment les gens qui se font des amis facilement réagissent pour ce faire grâce à un mécanisme neuronal bien précis qui régule ou pas, ou moins, la capacité à faire face aux défis sociaux.

Les Drs. Yair Shemesh et Oren Forkosh, deux collaborateurs du Prof. Chen ont constaté que des niveaux variables de certaines molécules peuvent aider à déterminer si nous sommes disposés ou pas à quitter la sécurité de notre groupe social, si nous sommes aptes ou pas à entamer de nouvelles relations avec moult quidams inconnus !

Plus prosaïquement les chercheurs ont mis au point un « labyrinthe social » qui leur permet de choisir d’interagir avec des souris familières ou avec des éléments étrangers, quitte à éviter tout contact social. Ce mécanisme, explique le professeur Chen, stimule les contacts sociaux au sein des groupes de confiance, tout en favorisant la prudence avec les intrus.

Et d’ajouter : « Ce qui est vrai de la souris l’est pour l’homme ». D’ailleurs nos résultats suggèrent que ce mécanisme pourrait être responsable de la gestion du stress social. La perturbation de ce mécanisme peut être impliquée dans l’anxiété sociale et bien des troubles comportementaux plus graves. »

Un exemple ?

L‘anorexie ou la boulimie, deux attitudes diamétralement opposées dans l’expression de leurs conséquences ont une même cause commune : Une mauvaise gestion par un cerveau mâle ou femelle d’un stress trop important comme l’a prouvé une étude du Dr Yael Kuperman publiée dans Cell Metabolism, à savoir qu’il existe une différence critique dans la façon dont un cerveau mâle et femelle réagit à des situations stressantes identiques. Ce qui explique pourquoi les femmes sont beaucoup plus sujettes à des troubles alimentaires que les hommes, une découverte qui pourrait conduire à la mise au point de médicaments pour régler cette injustice flagrante !

Autre chose ….

N’est-ce pas terriblement stressant que de devoir accepter, lorsque l’on dit des israéliens qu’ils sont « plus ceci » ou « moins cela », que ce n’est imputable ni à un quelconque de leurs torts, encore moins à quelques vagues mérites, mais à la réaction chimique d’un cerveau ou d’un autre ? Encore faut-il préciser à quel moment bien précis.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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