Premiers signes de ralentissement du marché immobilier israélien

Ça y est ! Ce que tout le monde attendait depuis de long mois, voire des années arrive. Les  hausses incessantes des prix des appartements en Israël particulièrement dans les grandes villes semblent s’atténuer. Voyons un peu cela dans les détails :

Du changement sur le marché immobilier israélien. Une étude effectuée pour le magazine « Globe Economy Israel » par YAD 2 (premier site de référence de transactions immobilières en Israël ) indique que dans les 10 plus grandes villes d’Israël telles  : Ashdod, Beer Sheva, Holon, Haïfa, Jérusalem, Netanya, Petah Tikva, Richon Letzion, Ramat Gan et Tel Aviv, pour quasiment toutes les tailles d’appartements les annonces restent bien plus longtemps sur le site.

Par exemple la durée moyenne de vente d’un appartement pour un 4 pièces à Haïfa s’est rallongé de 35% et de 50% pour un 5 pièces entre 2016 et 2017. L’augmentation moyenne  est de 39% pour Ashdod, 28% pour Netanya et de 22% pour Tel Aviv.

Nous noterons que le site n’est pas tenu au courant des dates de transactions, et supposerons que le vendeur n’a plus d’intérêt à garder son annonce après la vente de son bien.

La hausse des délais de transactions s’applique particulièrement aux moyennes et grandes surfaces, alors que les petites surfaces voient même parfois leur durée de transaction se raccourcir. Par exemple  de 16% à Richon Letsion  ou de 11%  à Ramat Gan.

L’étude fait remarquer que cette baisse du délai de transaction est le signe réel d’un ralentissement car elle concerne particulièrement les 4 pièces. Ce sont les  appartements les plus couramment vendus en Israël.

Il est surprenant cependant de noter que les prix des biens ne baissent pas.  Peut t’être pas encore. Il s’agit pour l’instant d’un rallongement du délai entre le désir de vente et la transaction. Cependant, la hausse est ralentie, comme le fait remarquer le Bureau Central des Statistiques.

LES PRIX A LA LOCATION SONT AUSSI CONCERNÉS

Le ralentissement du marché immobilier concerne aussi la baisse des prix à la location. C’est ainsi que l’étude se poursuit  sur 11 villes en dehors de Tel Aviv et Jérusalem, telles Harish, Rosh HaAyin, Nahariya, Afula, Herzliya, Holon, Kfar Saba, Modi’in, Hod Hasharon, Petah Tikva, et Rehovot.

Ces villes ont été choisies  car elles sont un éventail représentatif du marché de la vente de ces dernières années. Dans ces 11 villes, 8 montrent une baisse de la demande dans les 5 pièces alors que seules 3 subissent une augmentation de l’offre entre 2017 et 2016. Les résultats sont plus mitigés dans les  3 et 4 pièces.

Les baisses les plus prononcées pour les 4 et 5 pièces dans les prix demandé à la location entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017 l’ont été dans les villes de Naharya avec une baisse de 14%. A Afula de 11%. Les baisses sont plus modérées à Kfar Saba à 4%, Hod A Sharon 3% ou Petah Tikva et Hertzlya 2%.

Notre étude prend soin de remarquer que même si elle ne maîtrise pas  la date du contrat de location, le prix demandé sur le site baisse clairement.

En résumé, nous pourrons conclure que  que  dans la majorité des grandes villes d’Israël  la hausse des prix à la vente s’estompent. et que les rendements locatifs s’essoufflent. Ne s’agirait t’il pas d’une correction somme toute normale ?

UNE PAUSE

Depuis au moins 20 ans les prix n’ont cessés d’augmenter sur le marché immobilier israélien. N’est t’il pas normal qu’il y ait une pause ? Peux t’on conclure aussi que le marché immobilier israélien gagne en maturité ? Pourquoi ne sommes nous pas étonnés de voir des baisses sur les marchés financiers et nous affolons-nous lorsque le marché immobilier respire.

Pour ma part cette pause, s’il en est, me semble saine. Nous avons coutume de dire dans le jargon de la finance que les « arbres ne montent pas jusqu’au ciel ». Investisseurs, il est maintenant  temps d‘effectuer une sélection minutieuse de vos investissements. Il est fini le temps ou dans les grandes villes, on achetait tout et n’importe quoi, convaincu de la hausse à court terme.

Il faut maintenant être sélectif, et c’est un métier. Cela devrait professionnaliser un peu plus le secteur, qui en a besoin.

David Boukhabza

David Boukhabza

CEO de la société CAYA HARMONY CAPITAL. Spécialisé dans la recherche et la sélection d'opportunités d'investissements dans le domaine financier et immobilier. Installé en Israel depuis 2 ans, David Boukhabza s'est toujours fixé comme mission principale de rendre accessible les investissements d'ordinaires destinés aux gros investisseurs.

2 pensées sur “Premiers signes de ralentissement du marché immobilier israélien

  • 16 février 2018 à 12:32
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    C’est surtout l’instabilité boursière mondiale qui impacte les banques israéliennes détentrices des prêts hypothécaires et propriétaire de 20 % des biens immobiliers., qui fera certainement exploser cette bulle immobilière et spéculative pour enfin être a l’aventage des futurs accedants à la propriété

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  • 16 février 2018 à 2:45
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    Il faudrait ajouter ce que chacun sait le blanchiment suite aux arnaques israéliennes du CO2 DU FOREX DE L INVESTISSEMENT DIAMANT OU L INVESTISSEMENT Dans les crypto monnaies. Cela représente environ 20.000 logements acquis pour blanchir son argent à n’importe quel prix. Reste à poursuivre ces professionnels de l’arnaque qui salissent les juifs du monde entier et leur prendre tous leurs biens. Sans compter les 10.000 salariés qui ont été grassement payés dans ces vols. Lisez la presse internationale et vous verrez qu’Israël est officiellement retenu comme un état voyou. NO COMMENT.

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