Les raisons du réchauffement climatique révélées à la Mer Morte

La revue Global and Planetary Change révèle que c’est sur le site même de la Mer Morte que des chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont découvert les premiers signes géologiques de l’impact de l’homme sur l’environnement.

Selon eux, l’érosion aurait eu lieu il y a 11 500 ans au cours de la révolution néolithique. Les sociétés humaines passaient, à grande échelle, de la chasse et la cueillette à l’agriculture et la sédentarisation, accroissant ainsi de façon exponentielle le nombre de la population. Pour la grande majorité des scientifiques du climat, les tendances du réchauffement climatique au cours du siècle dernier ont été causées par l’activité humaine.

Responsable de l’École des géosciences à l’Université de Tel Aviv et directeur de l’équipe de recherche sur le changement climatique, le professeur Shmuel Marco explique que le bassin de drainage de la Mer Morte représente un laboratoire naturel qui permet de comprendre comment les taux de sédimentation dans un bassin profond sont liés au changement climatique, à la tectonique et à l’impact sur le paysage.

L’impact humain sur l’environnement met en danger toute la planète

« Nous avons noté une triple augmentation abrupte du sable fin transporté dans la Mer Morte par des inondations saisonnières. Cette érosion intensifiée est incompatible avec les régimes tectoniques et climatiques pendant l’Holocène, il y a environ 11 700 ans. L’impact humain sur l’environnement naturel met actuellement en danger toute la planète. Il est donc essentiel de comprendre ces processus fondamentaux. Notre découverte fournit une évaluation quantitative quant aux prémisses d’une influence humaine conséquente sur la géologie de la Terre et les écosystèmes. »

« La végétation naturelle a été remplacée par des cultures. Les animaux ont été domestiqués, le pâturage a réduit la présence végétale naturelle et la déforestation a fourni plus de superficie pour le pâturage. L’échantillon de base de la Mer Morte nous apprend que tout cela a entraîné l’accroissement de la sédimentation et l’érosion de la surface. »

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j’ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l’Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *