Question au Rav : les écoles religieuses doivent-elles s’ouvrir à la culture générale ?

Question CoolamnewsOn a parfois l’impression que dans les programmes des écoles religieuses, l’aspect artistique ou culture générale est un peu mis de coté… Les adultes de demain n’auront-ils pas vraiment un accès à l’histoire, l’art, la culture, la musique?

Réponse du Rav Yossef Ben-Shoushan

Depuis notre destruction nationale, il y a 2000 ans,  nous avons développé une crainte de toute ouverture au monde matériel, à l’art, à la culture etc… ces derniers étant sous l’emprise de nos assaillants et souillés de leurs vils mœurs.

Provisoirement, nous nous sommes donc retiré de la direction réelle politique de ce monde, l’avons « abandonné » sous le déluge désastreux de nos usurpateur et nous sommes enfermés dans notre arche, afin de nous purifier et de réparer l’existence dans ses couches les plus profondes, en nous adonnant à la pratique exclusive de l’étude de la Tora la plus théorique.

Mais voila déjà plus de 100 ans que Dieu nous interpelle à travers les événements de l’histoire et nous ordonne de sortir de cette arche hermétique, afin d’assumer de manière active notre véritable rôle qui est d’éclairer l’humanité entière à la lumière de la morale Divine et ainsi de sauver ce monde-ci pour l’éternité, en faisant apparaître progressivement par nos efforts, sa véritable essence.

La résurrection nationale

Notre résurrection nationale en terre d’Israël, fait pénétrer l’humanité entière dans une nouvelle ère de l’histoire. C’est pourquoi, La Thora réapparaît dans sa véritable stature, telle quelle le fut avant notre destruction. Ses secrets qui avaient été enfouis par nos sages dans la kabbale, refont surface afin que nous puissions à nouveau éclairer ce monde dans tous ses aspects les plus diversifiés, tels que l’art, la musique, la technologie, le sport, la culture, la politique nationale et universelle etc….

Les « religieux » doivent donc faire Téchouva et retirer leurs œillères, afin de pouvoir contempler avec exaltation la création de Dieu et œuvrer avec lui à la parfaire, dans tous ses domaines. Tant que cette ouverture au monde matériel n’est pas ressentie comme un abandon de la Thora (à Dieu ne plaise), mais bien au contraire comme une propagation de sa lumière, se culpabiliser serait déplacé, nous enseigne Rabbi Yaakov (Avot 3 – 7).

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